‹ Les Essais, Volume 7Chapitre 92 sur 317 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

P. 73. Avida,,. La vertu est avide de périls, (Sénèque, de Providentia, c. 4.)

— C'est bien loing de fuir le mal et la douleur, ce que disent les sages que... C'est-à-dire : « II y a loin entre fuir le mal et la douleur et ce que disent les sages, à savoir que... »

— Lœtius est,.. La vertu est d'autant plus douce qu'elle nous a plus coûté. (Lucain, IX, 404.)

— Non enim,.. Ce n'est pas dans la joie et les plaisirs, dans les ris et les jeux, cortège de la légèreté, qu'on est heureux ; on l'est bien plutôt dans la tristesse par la fermeté et la constance. (Cicéron, de Finibus, II, 10.)

— Si gravis... (Id., ibid,, II, 29.) Montaigne a traduit ces mots latins avant de tes citer.

— Memineris,., Souviens-toi que les grandes douleurs se terminent par la mort, que les petites ont beaucoup d'intermittences et que nous sommes maîtres des médiocres; si bien que, légères, nous les supportons patiemment; intolérables, nous nous y dérobons en sortant de la vie comme d'un théâtre. (Id., ibid., I, i5.)

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