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LE MERCIER PILLÉ PAR LES SINGES

Dans la marge du bas, sur une ligne, le distique Qvand le Mercier... VONT TENDRE.

Signé, au coin inférieur gauche, dans un cartouche, brveghel inve.

Vers la droite, le monogramme du graveur Pierre van der Heyden et l’adresse H. Cock excu.

Ier État. Sans le nom de Bruegel (avec la date i557 ? (2)

(1) Une imitation de cette composition gravée sur bois a été publiée en Allemagne, à Nurenberg en i5go, avec une inscription en vers. Voy. en la reproduction dans Monographien zur deutschen Kulturgeschichte, t. Il, G. Steinhausen, Der Kaufjmann in der deutschen Vergangenheit, p. 88-89.

(2 1 M H. Hymans, dans une liste des gravures de Pierre van der Heyden, donne la date de 1 55 7 au Mercier ; nous n’en connaissons toutefois que des épreuves datées de 1662. Voy. Biographie Nationale , de Belgique , t. XVI, col. 498, n° 43.

Il existe une mauvaise gravure sur bois qui se rattache de très près à cette composition. M. W. L. Schreiber la reporte au dernier quart du quinzième siècle. Eu égard au costume et à la coiffure du mercier, il faut voir probablement dans cette grossière estampe populaire une composition antérieure que Bruegel n’aurait fait que répéter en la perfectionnant.

Pierre Feddes van Harlingen en composa encore une imitation, éditée sans nom de graveur, avec son monogramme et avec l’adresse C. J. Visscher. Hauteur 0,200. Largeur 0,270.

Pierre van der Borcht en fit aussi une imitation dans ses singeries.

IIe État. Avec la date i562 et la signature de Bruegel à gauche.

IIIe Etat. Au-dessous du nom de Bruegel l’adresse de Théodore Galle : T. G. EXCVDIT.

IVe Etat. Avec l’adresse de C. J . Visscher.

Hauteur o,2?,5. Largeur 0,290.

en contre-partie, avec le titre « L'Histoire du songe creux qui perdt son bien en

dormant ». Au coin inférieur droit, la signature : Langlois à Paris Jean de la

Au-dessous, deux quatrains français en deux colonnes.

Copie anonyme en contre-partie, avec l’adresse : Lo Turpin exc. Romæ i5qç. Au bas, sur deux lignes, huit vers italiens : Men tre’l Mercante assicurato dorme... sterco piene.

Hauteur 0,220. Largeur 0,290.

1 5 r . LA MÊME COMPOSITION.

Copie par Jo. Théodore de Bry dans les Emblemata Secularia, 1610, n° 7, avec l’inscription Dormitantis heri dispendit simia mer ces.

Hauteur o,386. Largeur 0,106.

1S2. ELCIv OU CHACUN.

Gravure en contre-partie du dessin conservé au British Muséum.

Ier Etat. Sans le nom de Bruegel et avec l’adresse de Cock. Sur la bordure des vêtements des vieillards, le mot elck. Sur le ballot, au centre de la composition, les mots nemo non. L’inscription du cadre au mur NIEMÂT. en. Kent. HË. selvë. est différente du celle du dessin. Dans le coin inférieur droit, H. cock. excvd. CVM. privileg. Dans ’a marge, au-dessous, deux distiques latins : Ncmo non quœrit — umts habendi est.

Il y eut de ce premier état deux éditions successives accompagnées, hors du témoin de la planche en taille-douce, d’un texte typographique composé de deux quatrains flamands en quatre colonnes : Sur le monde un chacun., s’esmerueiller est force. Elck soect hem seluen... siet groot wondere. On reconnaît la première édition à ce que la typographie des vers flamands commence par des capitales en caractères dits de civilité.

IIe Etat. L’Adresse de Jérôme Cock a été grattée et remplacée par P. Bruegel inuent. loan. Galle, excudit Au coin droit, sous l’inscription latine du premier état, on a ajouté la lettre P., pagination d’une suite. Plusieurs inscriptions nouvelles ont été ajoutées : à gauche, en haut, Omîtes avaritiœ strident. Jerem. 6. i3. — Tous s’adonnent d l’avarite (sic). — A lie zijn sy becommert met de gierigheyt.

Au mur, sur le cadre dans lequel on voit un homme se regarder dans un miroir, en plus de niemât en kent hë selvë, on lit nemo novit seipsvm. Personne ne cognoit soymesme ; à droite, dans le haut, au-dessus de l’armée, on a gratté des branches de l’arbre pour faire place à l’inscription PRIVATUM com- MODVM. . , LE PROVFIT PARTICULIER EYGHEN BAET.

Au bas de l’habit du porteur de lanterne au premier plan, au-dessus du mot elck, on a ajouté qvilibet, chascun.

Sous ce personnage, contre la marge, on a ajouté les vers : Elck soeckt sijn eyghen baet... stell men sich in gevaer.

Hauteur 0.298. Largeur o,23i.

Copie réduite, en contre-partie, gravée par J. Th. De Bry dans les Emblemata Secularia.

Au bas, l’inscription diversos diversa juvant sed quæritur aurum.

Hauteur 0,086. Largeur 0,107.

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