PREFACE XIII
Vous ics classez^ vous, — rf en cela je vous approuve absolitment — par nom de peintre.
La gravure ti est-elle pas, en effet, en tant quart, un art dérivatif? La gravure ne copie-t-elle pas ? Et, par suite, n'est-il pas logique de remonter à la source de l'œuvre copiée, au peintre? D'ailleurs, n'est-ce pas toujours par le nom du peintre ou du dessinateur que l'on désigne une œuvre gravée ? Quand, par exemple^ on cite le Coucher de la mariée, les Hasards heureux de l'escarpolette, /2e dit-on pas toujours, de Baudouin, deFragonard? Il ne viendrait à l'idée de personne de désigner ces estampes par les noms des graveurs qui les ont exécutées.
Je crois que vous avez bien fait également d'exclure les vignettes ainsi que les portraits et de ne pas chercher à donner une nomenclature complète des œuvres de chaque maître.
Outre que vous vous seriez heurté forcément à des impossibilités matérielles, il faut bien avouer que nombre de ces œuvres ne présentent pas un égal intérêt : celles qui datent des dernières années de Debucourt, de Fragonard, de Moreau le jeune lui-même, laissent certainement à désirer.
Vous eussiez couru le risque, d'ailleurs, de noger les renseignements véritablement importants dans la foule des autres, d'une moindre utilité ; vous ne vous en seriez pas tiré à moins de deux volumes énormes, aussi gros que le