LES PORTRAITISTES
mondanités et ses demi-mondanités, a publié un cahier de dix-neuf portraits de ses camarades de régiment, gravés sur linoléum, procédé dont les Allemands se sont fréquemment servis dans ces dernières années, notamment Thiemann, de Munich. Cette matière remplace le bois, elle est aussi résistante et plus facile à entailler, mais ne peut donner que des effets larges et gras, analogues à ceux que l'on obtient avec le canif sur le poirier de fil.
Parmi les autres artistes qui ont représenté nos grands hommes, nous trouvons MM. H. Le Riche (Poùicaré, lilho), Gardette {Jo/J'vp, Pau, lithos), Gernot, {Joff're, eau-forte), Synave (L'Union sacrée : tous les ministres de i!)lo!), Duvent {Gourattd et Pau), L. Jouas (Nos généraux, extraits de V Illustration), M"^ Louise Breslau (Le Capitaine Gui/nemer, litho en couleurs), et M. Fritel, qui traça une figure au burin libre — entendez : sans préoccupation de tailles premières et secondes, de losanges, de jtoints, etc. — de Miss Edith Cavell, grave, calme, dans un aspect d'éternité. M. Fritel a gravé de même un grand tri[)tyque, La Guerre, et mut autre })lanch<', Les Veures, })lus un f(U't beau diplôme k décerner aux Aviateurs untéricaifis (1!)18). La pensée de M. Fritel est toujours philosophique; l'artiste vise à la durée, et rien de ce qu'il fait n'est inditïérent.