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PAR UN SOIR D'ÉTÉ

Femme en robe bleue, ceinture verte, enfant en violet, fond sombre et micassé. Collection R. Kœchlin, Paris.

Ees Estampes Japonaises.

Pl. 51. Pag. 182.

LA PÉRIODE D’OUTAMARO

Figures de femmes à mi-corps, deux par deux, plusieurs séries, une de ces séries représentant les quatre saisons, et une autre de même espèce représentant les douze heures du jour;

Grandes têtes, plus d’une centaine de feuilles ;

Bijin ichisai goyusan tsugi, les 53 stations du Tokaido représentées par des femmes, à mi-corps, chacune avec un paysage rond dans le coin supérieur droit, 55 feuilles ;

Seiro junitoki, les douze heures du Yoshiwara (nommées d’après des animaux et correspondant aux vingt-quatre heures européennes), chacune représentée par deux femmes, 12 feuilles grand in-folio probablement sa plus gracieuse série, les vêtements pleins de goût, et les couleurs délicates harmonisées par une grande variété de gris ;

Joshoku kaiko tewagagusa, sériciculture, 12 feuilles, chacune dépeignant environ trois femmes, très simple de coloris (une description du procédé dans Goncourt, p. 48) (Kurth n° 264, place cette série après 1790 et ajoute quelle était dans la première édition tirée en jaune, vert et violet) ;

Komei bijin mitate chushingura, l’histoire des fidèles ronins représentée par les plus belles femmes, 12 feuilles (sur la dernière, portrait d’Outamaro lui-même) ; aussi deux autres séries similaires ;

Les quatre dormeurs, avec parodies de peintures anciennes célèbres ;

Les rêves fortunés, 12 feuilles, chacune représentant la tête d’un rêveur ainsi que des animaux rêvant, dont un vieux chat.

Kintoki, l’enfant du désert avec sa mère Yamauba (pour cette histoire datant de 1 000 A. D. environ, cf. Goncourt, p. 58) ; plusieurs de ces feuilles sont parmi les œuvres les plus admirables de cet artiste : Kintoki à cheval sur les épaules de sa mère ; dans son giron; la Femme à la chatâigne, etc.... Kurth nous montre Kintoki avec son cheval de bois (Cf. dans Kurth la liste des sujets variés) ;

T ose kodomo rokkasen, enfants personnifiant les six poètes, 1790, en tons adoucis ;

Exhortations de parents, sur chaque feuille une paire de bésicles.

Quelques séries de petites estampes, représentant des femmes en pied ou en buste, très simples de couleur, sont parmi ses œuvres les plus attrayantes grâce à l’élégance de leur dessin et à la

délicatesse de leur tirage ; comme il est impossible d’y trouver trace de maniérisme, elles furent probablement faites avant 1790. Il s’en vendit un nombre considérable à la vente Gillot.

Citons aussi quelques-unes de ses estampes en style de surimonos :

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