EN COSTUME ' DE NOBLE
Impression polychrome.
Collection R. Kœchlin, Paris.
Pl. 52. Pag. 184.
LA PÉRIODE D’OUTAMARO Livres en noir et blanc :
Quatre estampes de chansons de théâtre, datent de 1776-1777 et sont signées Kitagawa Toyokira (Catalogue Hayashi, n° 1649) ! son premier livre fut les Cent ronins, 20 feuilles, Yedo, 1777;
I. Kibiyoshi (livres jaunes de petit format) de 1780 à 1784, puis de 1788 à 1790 (Cf. Goncourt, p. 171), le premier est les 800 Mensonges de Mampachi, 29 feuilles Yedo, 1780;
II. Livres du format de la Mangwa, 1787-1790 (Goncourt, p. 174), ainsi qu’un livre de 1802;
III. Livres érotiques, commençant avec le Yehon mina mezane (Tout le monde s’éveille), en 1786, en collaboration avec Rantokusai (Shundo), de délicats demi-tons (Cf. Goncourt, p. 263) ; le Yehon Tamakushige de 1789, imprimé avec un soin spécial.
D’après une communication personnelle de Kurth, Rantokusai signe en même temps qu’Outamaro sur la page qui précède l'avant-dernière, et seul sur la sixième, tandis qu’Outamaro signe seul la dernière.
Livres en couleurs :
Yehon ginsekai (La Nature argentée), poèmes sur la neige, cinq doubles feuilles avec des figures, d’un très grand charme, avec peu de gradation dans les couleurs, important pour le paysage, 1790;
Yehon kiogetsubo, poèmes sur la lune, 5 doubles feuilles, paysages avec quelques figures, 1789 ;
Yehon wakayebizu, coutumes du jour de l’an, 5 doubles feuilles avec des figures très animées, exceptionnellement délicat de couleur et parfaitement bien gravé, 1786 (Kurth, pl. 8) ;
Yehon hananokumo, poèmes sur les fleurs de cerisiers (trad. litt. : fleurs des nuages) ;
Yehon matsu no shirabe (L’épreuve des pins), 1795, plusieurs volumes ; dans ce livre, il signe Karamaro, c’est-à-dire le Maro chinois ;
Yehon shikino hama, fleurs des quatre saisons, en 2 vol., 1801 ; dedans un intérieur pendant un orage (Kurth, pl. 37) ;
Fugenzo, promenades pendant la saison des cerisiers en fleurs, 5 doubles feuilles, 1790;
Occupations des jemmes selon leur rang, 16 petites feuilles (Collection Duret), Paris.
Son principal ouvrage est :
Le Seiro yehon nen ju gioji, les événements de l’année dans les maisons vertes, avec l’addition « arbitres des jeux » pour une année ; imprimé en 2 vol. in-octavo pour le jour de l’an 1804 : un volume de 12 feuilles, l’autre de 11 feuilles, riches en figures et pleines de vie, mais un peu sombres de coloris. Quelques exemplaires sont tirés en blanc et noir, et comme l’impression de ceux-ci est beaucoup plus délicate, Kurth ( Outamaro , p. 124) suppose que les épreuves en blanc et noir formaient la première édition, les éditions postérieures ayant été faites en couleurs pour cacher les défauts des planches. L’ouvrage fut exécuté avec l’aide de ses élèves, Kikumaro, Hidemaro et Takimaro ; le texte, par Jippensha Ichiku. Le titre du premier volume, avec une bordure d’un rameau de pommier en Meurs et un camélia rouge, contient les vers de Sandarahoshi : « O tintante cloche de l’aurore, si tu sentais la tristesse du départ, tu resterais volontiers tranquille plutôt que de redire les six coups ! » La page du titre du second volume est de même ornée de fleurs ; la bordure de l’index représente la porte extérieure duYoshiwara (1). (Pour la description des feuilles séparées, voir Goncourt, p. 72. Reprod. dans le Catalogue Bing.)