‹ Les Estienne et les types grecs de François Ier; complément des annales stéphaniennes, renfermant l'histoire complète des types royaux, enrichie d'un spécimen de ces caractères et suivie d'une notice historique sur les première impressions grecquesChapitre 6 sur 6 · POST-SCRIPTUM · texte numérisé non relu

POST-SCRIPTUM

Paris, le 23 juin 1856.

Des circonstances indépendantes de ma volonté ayant retardé la publication de ce travail, dont l'impression a été commencée dans le mois de janvier, j'en profite pour consigner ici un renseignement nouveau emprunté à l'article que vient de publier M. Didot sur les Estienne dans le seizième volume de la Nouvelle Biocfraphie générale, et qui dissipe en partie l'obscurité dont la mort de Robert II est entourée :

« Un document irréciisa])le, découvert dernièrement dans les archives de Genève, et dont M. Gaullieur a bien voulu de nouveau vérifier l'exactitude .sur les registres du consistoire de l'Eglise de Genève, fait mourir Robert, frère de Henri Estienne, à Genève antérieurement au 2 novembre 1570. On y lit : « Henri Estienne, appelé pour l'inhumanité exercée à l'en- « droit de Robert son frère, naguère décédé, et n'avoir point assisté à son « enterrement, confesse ne s'estre trouvé à l'enterrement de son dict frère « parce qu'il estoit lors en volonté d'aller faire bapliser ses enfants à Vi- « rey. Le dict Henri Estienne, admonesté de la dureté dont il avoit usé « à l'endroit de son frère, quoi qu'il ail sceu dire, a esté ainsi renvoyé « au jugement de Dieu. » D'autres documents non moins authentiques, que M. Gaullieur me communique à l'instant (28 mai 1856), constatent également la mort de Robert Es'tienne à Genève et le désaccord qui existait alors entre les deux frères. Mais par quel concours de circonstances Robert, resté catholique, avait-il quitté Paris et se trouvait-il à Genève, mal avec son frère, et dans le dénuement? On ne le saurait dire. La fin de Robert, attestée par cet acte, n'a donc pas été moins déplorable que celle de presque tous les autres membres de son illustre famille. » (Col. 558.)

Ailleurs M. Didot dit, en parlant de la marque des impressions royales que j'ai donnée page 17, qu'elle représente « un basilic à tête de salamandre, s'enroulant, ainsi qu'une branche d'olivier, sur une pique. » (Col. 495.) Cette explication semble plus naturelle, en effet, que celle empruntée par moi à M. Renouard, car elle est mieux adaptée à la devise grecque placée au-dessous.

Parli. Imp. de Paal Dopont, nie de Grenelte-Saloi-Bonori, 41.

Jî

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