Texte dérivé : Livre des droiz
4. Cette conjonction et que fournit jx n'est pas utile au sens ; mais elle semble pouvoir être maintenue comme explétive.
5. Cf. Et., liv. I", ch. 25, 146, 147 [ci-dessus t. Il, pp. 36, 280); plus haut § 99 ; Livre des droiz, 410. Cet article est difficile à
son segneur sanz foy, à quinze anz-, et se il le fet autrement, il n'est pas estable par droit.
cxn. Il est usage que se aucun se vient deffendre par sa tenue, et l'autre partie l'an veille deffendre par pleintes que il en ait fêtes dedanz le premier an 4, et après, de terme en terme, jusques à la journée que il le vueille resnier-, se l'autre le deffent, e ill i at tant de la querele2 que l'un le puit chalonger et l'autre desrener3, il le puit fere ; ou pregnez plege dou seirement4.
cxiii. Il5 est usage que, puis que chose est veiie en la cort le roy, que ele porte fin en toutes autres cours, et que l'en ne rent pas cort jusques6 après veiie.
entendre. Sur la distinction entre la foi et l'hommage, on peut lire Brussel, Nouvel examen de l'usage général des fiefs (t. Ier, p. 30, note a) : il reste à expliquer pourquoi ici le roturier âgé de quinze ans peut faire hommage mais hommage sans foi. Laurière enseigne que le roturier faisait souvent la foi sans l'hommage et Brussel reproduit cette observation (Laurière, Ord., t. Ier, préface, p. xxiv ; Brussel, Nouvel examen de l'usage des fiefs, t. II, p. 894). On peut invoquer en ce sens un passage important de Beaumanoir. (Beaum., ch. XLVIII, édit. Beugnot, t. II, pp. 256, 257.) Enfin je citerai une série de pièces de ma collection qui intéressent le Vivarais : il résulte de ces pièces du XIVe s. que le feudum nobile et gentile donne seul lieu à hommage et fidélité; que les autres fiefs ne donnent lieu qu'à un serment de fidélité. Mais nous nous trouvons ici en présence du cas inverse : comment expliquer cet hommage sans foi du roturier? Je suppose qu'il faut s'attacher à cette circonstance que le roturier n'a pas 21 ans : il ne pourra prêter la foi qu'au jour de ses 21 ans. Il est peut-être légitime de conclure du ch. 78 au liv. Ier des Et. que le gentilhomme lui aussi peut être admis à l'hommage mais non à la foi avant 21 ans.