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Lex Saxonum, tit. XII (édit. Walter, t. I, p

3. Coût, de Touraine-Anjou, § 114. — Cf. Ét.^ liv. I, ch. 125 (ci-après t. II, p. 233-236).

4. Lex Saxonum^ tit. XIII, § 1. « Gomponatur excepta faida. » (Walter, t. I, p. 388.) Sur la valeur de ces mots, excepta [aida, voyez Gaupp, loc. cit., pp. 393, 394.

et dans un texte apparenté avec la loi salique*. C'est le taux du wergeld en cas d'homicide d'un Romain. Cette similitude des tarifs n'est probablement pas fortuite, bien que les chiffres seuls soient semblables et non les valeurs ^

J'ai déjà fait remarquer à l'occasion de la saisie du gage que l'idée barbare m'apparaissait sur ce point beaucoup plus dégagée, beaucoup plus pure dans les textes du moyen âge que dans les lois barbares. Ici certaines lois barbares nous ont conservé l'idée primitive à peu près intacte; mais, chose remarquable, la loi Salique avait déjà subi sur ce point, dans sa première rédaction, les influences romaines. Elle avait sacrifié quelque chose de la rigueur primitive : elle n'obligeait plus le propriétaire de l'animal qu'à payer un demiwergeld : il se libérait de l'autre moitié en abandonnant la bête^. C'est l'abandon noxal'* des Romains qui pénètre à demi chez les Francs. Cette transaction n'est pas admise dans notre Coutume angevine : elle se rapproche ainsi davantage du droit barbare primitif.

La Coutume de Montferrand, rédigée à la fin du xiii® s., met assez bien en relief la lutte du droit romain et des usages barbares sur ce point : à l'inverse de la Coutume d'Anjou, elle donne gain de cause au droit romain :

« Si equus, vel aliud animal quodcumque occident vel « damnum quodlibet dederit, fiât de eo secundum quod jure « scripto cavetur, non obstante consuetudine quacum- « que^. »

La Coutume d'Anjou laisse impuni le simple projet criminel : ou, du moins, elle n'inflige à celui qui avoue ce projet

1. Behrend, Lex Salica, XLl, 6, p. 53, et Extr., p. 110. — Cf. Edict. Roth., 14, dans Pertz, Leges, t. IV, p. 15.

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