Règles coutumières, !''« série, art
Coutumes d'Anjou et du Maine, du commencement du xvi^ s. S venaient de modifier, en cette matière, le droit primitif de l'Anjou , de la Touraine et du Maine, fidèlement conservé par la Coutume de Touraine 2.
Mais la Coutume de Bretagne de 1539 dura peu ; elle fut réformée en 1580 ^. Cette fois les puînés de petite ou moyenne noblesse furent mieux traités ; un tiers en propriété dans les successions en ligne directe leur fut assuré. C'était un retour à l'Assise de Jean IL Les noblesses de Poitou^ et de Touraine^, sans distinction sérieuse entre les baronnies et les fiefs inférieurs, étaient régies par cette loi du partage des deux tiers au tiers, en pleine propriété et dans la ligne directe.
Plus fidèle que l'Anjou ne l'était lui-même aux très anciennes traditions angevines, la Coutume de Bretagne de 1580 maintint^, pour certaines successions collatérales, le privilège exclusif de l'aîné abandonné par l'Anjou.
Je me résume :
Le droit angevin paraît avoir, à trois reprises, exercé une influence considérable sur le droit breton, en ce qui touche
L Goût. d'Anjou (1508), art. 229; du Maine (1508), art. 246.
2. Goût, de Touraine de 1507, ch. XXV, art. 24; Goût, de Touraine de 1559, art. 282.
3. Art. 541. La Goût, de 1539 (art. 546, al. 550) et celle de 1580 (art. 542) maintiennent l'indivisibilité des baronnies. Sur cette matière des successions bretonnes, voyez un bon résumé dans Dufail, Les plus solemnels arrests du Pari, de Bretagne, t. II, 1716, p. 279, note a.
4. Goût, de 1514, art. 221, 224, 225. Ge régime ne datait que de 1514 pour toute la province de Poitou. Voyez le chapitre suivant consacré au Poitou.
5. Goût, de Touraine de 1507, ch. XXV, art. 21; Goût, do Touraine de 1559, art. 260. Gf. Goût, de Londunois, ch. XXVII, art. 7, 22. Sur les baronnies, cf. Goût, de Touraine de 1507, ch. XXVI, art. l^r; Goût, de 1559, art. 294.