‹ Les établissements de Saint LouisChapitre 243 sur 404 · Isidore, Etymologies, XVIII, 15, § 6 et suiv · texte numérisé non relu

Isidore, Etymologies, XVIII, 15, § 6 et suiv

5. Décret. Greg. 71, II, x, 2; II, xni, 1. Cf. de Parieu, Études historiques et critiques sur les actions possessoires, p. 99 et suiv.

l'influence. 305

droit ^. Enfin la source d'où dérive ce passage, à savoir les Institutes de Justinion, est formellement visée. Pierre de Fontaines^, Jostice et Plet^ qui reproduisent les mêmes définitions ne présentent pas ces particularités. De plus ils ne citent pas la source d'où dérive ce préambule si connu, c'està-dire les Institutes de Justinien^. Au contraire, dans la très ancienne Coutume de Bretagne^, nous retrouvons la citation des Institutes, l'indicatif présent substitué à l'infinitif : quant à l'adjectif estahle, il est devenu establie certaine ou estable et certaine^. J'irai plus loin; je crois pouvoir affirmer : l*' que le rédacteur de la Coutume de Bretagne a eu sous les yeux un ms. des Etablissements qui ne contenait pas le prologue de promulgation par saint Louis ; car tous les manuscrits à prologue ont ici une faute commune que je ne retrouve pas dans la Coutume de Bretagne : ils renvoient au Code au lieu de renvoyer aux Institutes; 2° que, parmi les manuscrits sans prologue, celui qui a été consulté devait se rapprocher beaucoup des manuscrits B C V; car ces manuscrits sont les seuls qui placent entre la traduction de alterum non lœdere et de suum cuique tribuere une particule disjonctive ainz qui n'a pas son équivalent dans l'original latin : or la disjonctive ainz se retrouve dans la Coutume de Bretagne. Curieuse coïncidence : l'un des deux manuscrits en question, le manuscrit (7, conservé aujourd'hui à la Bibliothèque municipale de Nantes,

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