Ci-après, t. II, p. 147, n. 50; p. 150, n. 38 in fine
LES MANUSCUITS. 457
mitif, mais il offre aussi un petit nombre de leçons fort remarquables au point de vue de l'établissement du texte ; et on peut se demander si ces leçons* sont dues à des corrections intelligentes du rédacteur ou à une collation sur quelque ms. meilleur ^ que les représentants actuels de la seconde édition ^. Tout en abrégeant, le réviseur a supprimé avec tact un grand nombre de renvois au droit romain et au droit canon.
— ^ ^ se rapprochent de la troisième édition beaucoup plus que de la seconde : c'est ce qu'indique déjà notre tableau delà p. 445, résultat seulement de 15 observations sur l'ensemble des mss.
jB' est, à proprement parler, un exemplaire de la troisième édition légèrement revu ^ à l'aide d'un exemplaire de la seconde édition. Voici tout d'abord une preuve sensible de cette révision :
Une erreur grossière dépare la rubrique et le texte du ch. 76 au liv. P"" dans la troisième édition. Le titre porte : « De baron qui ne viaut pas estre jugiez par sespers » ; le texte porte : « je ne vueil pas estre jugiez par mes pers. » Cette négation dans les deux cas est de trop. Un autre libellé qui n'a pas le même contre-sens figure dans la seconde édition. E porte la trace d'une révision sur cette seconde édition, car il a le libellé de la troisième édition
1. Voyez notamment ci-après, t. II, p. 84, n. 48; p. 87, n. 42.
2. Cette hypothèse s'impose , par exemple , au commencement du ch. 18 du liv. II (ci-après, t. II, p. 391, n. 21). Cette variante montre en même temps le mélange évident de deux mss. en ce passage.
3. J'étends ici quelque peu le sens des mots seconde, troisième édition. J'y comprends non seulement les manuscrits déjà énumérés, mais les manuscrits inconnus et perdus dont l'existence se révèle à nous et que je rattache par la pensée kGHIJKUM W ou kBCDOPQRSV.
4. L'appendice III du t. II (p. 492) rend facilement saisissable l'accord de E avec la troisième édition.
avec la négation en moins. Et la suppression des mots « ne ... pas » est si bien le fait d'une correction qu'à la table de E ces mots reparaissent ^
Quant au texte, il est correct dans E.
"Voici l'indication de quelques points sur lesquels E s'écarte de la troisième édition pour incliner vers la seconde :
1" Le ch. 26 au liv. II se termine dans la seconde édition (sauf/) par ces mots : « selonc l'usage d'Orlenois » ; dans la troisième par ceux-ci : «selonc l'usage de divers pais. y> E s'écarte de la troisième édition et porte : « selonc V usage de Paris et d'Olliens^. »
2" Auch. 34 du liv. II (ci-après t. II, p. 453, dernière ligne) les mots Le offlcio ne sont représentés que dans la seconde édition et dans E ; ils manquent dans la troisième.
Parmi les divers représentants actuels de la seconde édition, /est celui qui se rapproche ^ le plus de E. En tel passage très important, il arrive que E I donnent seuls la bonne leçon ^.
On le voit, quoique daté de 1345 et la plupart du temps mauvais, E garde en quelques passages un grand intérêt.
A lui aussi tient à la troisième édition de beaucoup plus près qu'à la seconde. Donnons d'abord quelques preuves de la coexistence des deux éléments. Voici trois rubriques qui sont évidemment issues d'une combinaison de la seconde et de la troisième édition : j'imprime en italique les passages communs à la troisième édition et à A, en romain les passages communs à la seconde édition et à A.