Voyez ci-après, t. II, p. 448, n
3. Je n'ai pas agi de même pour la glose poitevine (ci-après, t. III), parce qu'elle est autographe.
sont tous assez éloignés de la langue possible du ms. princeps. La langue et l'orthographe sont mieux traitées dans plusieurs représentants de la troisième édition; 'fui donc adopté la langue et l'orthographe d'un de ces manuscrits, de B, et j'ai ramené aux habitudes orthographiques du copiste de B les passages du texte empruntés par moi à d'autres manuscrits ^
Je n'ai pas cru devoir pousser plus loin et corriger B lui-même pour le ramener, en certains cas particuliers, à la langue et à l'orthographe que pouvait présenter le ms. princeps perdu. Rejeter les manuscrits qui ont ressentil'influence picarde, les manuscrits dont la langue n'est plus la bonne
1. Il pourra être utile de donner ici l'indication des éditions qui ont précédé la nôtre :
1° Ghantereau le Febvre a publié le premier quelques chapitres des Etablissements dans son Traité des fiefs, 1662, p. 197 etsuiv. Il s'est servi de R.
2° Du Gange a donné une édition complète des Etablissements à la suite de V Histoire de S. Louys par Jean, sire de Joinville, Paris, 1668, in-fol. Du Gange a reproduit R ; il a utilisé aussi J, ou plutôt « M. Menard, maire et advocat de Tours, » a conféré pour du Gange le texte de R sur J.
3» Laurière a publié les Etablissements dans le tome 1^^ des Ordonnances des roys de France, Paris, 1723, in-fol. Il a généralement reproduit le texte de du Gange et utilisé en note E L^ 0^ P ; mais il est bien loin d'avoir tiré de ces manuscrits tout le parti qu'il pouvait en tirer.
4» L'édition de Laurière a été reproduite par l'abbé de Saint- Martin dans l'ouvrage intitulé : Les Etablissements de saint Louis ... suivant le texte original et rendus dans le langage actuel avec des notes, Paris, 1786, in-12. Get ouvrage sert aussi de supplément à l'histoire de France de Yelli, Yillaret et Garnier.
5° MM. Jourdan, Decrusy et Isambert ont reproduit le travail de l'abbé de Saint-Martin dans le Recueil général des anciennes lois françaises, t. II ou t. I^r, seconde partie dans certains exemplaires, Paris, in-8°.
On trouvera dans le t. III du présent ouvrage les notes de du Gange et de Laurière qui conservent de l'intérêt.
langue du xiii® siècle, c'est là ce que j'ai fait, et, sans nul doute, j'en avais le droit. Mais, reconstruire par hypothèse et dans ses moindres détails la langue d'une compilation rédigée probablement en Orléanais, qui réunissait deux ordonnances royales probablement rédigées à Paris, une Coutume rédigée en Touraine ou en Anjou et une autre Coutume rédigée en Orléanais, c'eût été essayer une restitution arbitraire sans base certaine ; je me suis donc contenté de la langue fort régulière d'un bon manuscrit et n'ai pas poussé plus loin le travail philologique. Un philologue de profession eût, sans nul doute, après réflexion, agi de la même manière et se fût montré aussi réservé que moi en face d'une compilation dont les origines sont si complexes.
ï. ORDONNANCE^ SUR LA PROCÉDURE AU CHATELET.
c'est 2 LA FORME DE PLEDIER QUE LI ROIS LOOIS COMMANDA A GARDER EN FRANCE.