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Brussel, Usage des fiefs, t. II, pp

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quantité de chartes du x^ et du xi'' s. éprouvent que, dans ce pays, les alleux se partageaient également. Cette vieille habitude va s'affaiblissant, et le droit d'aînesse gagne de proche en proche. Toutefois, au xiii^ siècle, dans notre Coutume de Touraine- Anjou, ce droit n'est pas encore très rigoureux : mais il s'affermira plus tard : les puînés mâles perdront tout droit de propriété et n'obtiendront plus qu'une part d'usufruits

Je crois devoir rattacher aux traditions anciennes (à la fois germaniques et romaines) cet état précaire et peu rigoureux du droit d'aînesse.

Les droits laissés aux puînés, le sentiment d'égalité, de parité primitive entre les puînés et l'aîné, enfin les nécessités féodales, tous ces éléments combinés ont donné naissance entre l'aîné et ses cadets à une relation sut generis, appelée le par âge. On y sent clairement le vieil esprit de famille germanique : les cadets ou leurs descendants restent sensiblement les égaux, les pairs du chef parageur. Toutefois celui-ci est seul responsable vis-à-vis du suzerain. Notre Coutume de Touraine- Anjou ^ fournit à ce sujet des données précises qui permettent de bien saisir l'esprit du parage : un trait essentiel, sur lequel on s'est souvent mépris, se dégage de nos textes ; les aparageurs ne font point hommage au chefparageur : ils sont censés ses pairs, ses égaux : l'institution tout entière trahit cette pensée de Richard Cœur de Lion, refusant de faire hommage à son frère Henri : « Incongruum esse dicens cum eodem ex pâtre, cum eadem ex

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