‹ Les établissements de Saint LouisChapitre 99 sur 404 · Et., liv. I, ch · texte numérisé non relu

Et., liv. I, ch

3. Schupfer, La famiglia pressa i Longobardi, p. 97; acte de 874 dans Mabillon, De re diplom., édit. de Naples, 1789, t. I, p. 565.

4. Acte cité par M. d'Espinay dans la Revue hist. du droit franc., t. VIII, p. 42. — Rapprochez dans une charte angevine du xii« s. ces expressions; il est dit d'une veuve : « Et terram illam per dotem suam tenuit cum Werrio filio suo, » et, plus bas : « Tenuit illam cum matre sua prxdictus Aymericus » (autre fils de la même femme). (Bibl. nat,, Coll. D. Rousseau, t. IV, n" 1577).

LE DUOIT. loi

dication par Foulques Réchiii, reprit au chapitre d'Angers^ des terres qui avaient été données aux chanoines par sa mère. Charpentier fut excommunié. Foulques Réchin, qui le protégeait, cessa probablement de le soutenir. Il dut restituer et faire amende honorable. A mon sens, Renaud Charpentier n'avait pas obéi, en cette circonstance, à une inspiration purement fantaisiste et tout individuelle : il représentait la tradition germanique et il essayait de la faire triompher aux dépens de l'Eglise : le droit coutumier l'autorisait à contester les générosités de sa mère.

Au commencement du xv^ siècle, cet antique souvenir des mœurs germaniques a disparu de la Coutume d'Anjou : la mère veuve peut aliéner ses biens ^

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