‹ Les étapes d'un livreChapitre 17 sur 101 · IV. La Minuscule. — Correspond à peu près au romain de nos · texte numérisé non relu

IV. La Minuscule. — Correspond à peu près au romain de nos

imprimeries. Elle pouvait atteindre une très grande finesse, comme le prouve cet exemplaire de l'Iliade renfermé dans une coquille de noix, dont parle Pline.

L'écriture grecque conserva toujours une grande netteté. A l'époque byzantine, les manuscrits précieux ont des initiales qui se compliquent ou se multiplient. Plus on avance vers nos jours, plus les initiales sont surchargées. Des motifs étrangers se rencontrent également dans ces lettres. Ainsi, dans un manuscrit du x-^ siècle, on voit la lettre I formée d'une jambe nue; à son sommet Aw^^.,^Kw^-4

s'emmanche une main tenant un bâton. Ce sont encore des serpents, des monstres, des oiseaux, un pêcheur à la ligne, ou bien encore un vendangeur enlevant sa hotte. Tantôt les initiales sont de deux ou trois couleurs.

On distingue également quatre écritures latines : la capitale, l'onciale, la cursive et la minuscule. La première est l'écriture des monnaies. Le Prudence de

Paris, les Virgiles de Florence et du Vatican appartiennent à cette classe. L'onciale a atteint sa perfection au iv" siècle, et a duré jusqu'au i\\ La cursive est l'écriture des inscriptions populaires de Pompéi. La minuscule, enfin, atteignit sa perfection au m* siècle. Elle a servi de modèle aux premiers fondeurs de caractères en Italie. Ces quatre variétés d'écriture ont duré pendant toute la période gréco-romaine.

La période romane qui s'étend du \\' au xi"* siècle est caractérisée par une nouvelle écriture, la Caroline, ou écriture romane. « En définitive, comme le fait remarquer très justement M. Léon Gautier, les scribes du ix' siècle n'ont rien créé : ils ont perfectionné. Oui, ils ont emprunté les éléments d'une nouvelle écriture plus lisible.

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