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L'INVENTION DE L'IMPRIMERIE

et nouvelles.

THÉVENiN ET LEMiKHRE. - Les Étapes dun Livre.

de Louis XIV, en 1713, qu'on voit paraître ce nom pour la première fois. François Didot est reçu libraire cette année-là. Son fils fît graver des caractères nouveaux, inventa une presse dont l'usage devint ensuite général, et il établit même une fabrique de papier à Annonay, C'est lui qui a imprimé l'importante collection des Classiques français, destinée à l'éducation du Dauphin.

Pierre-François Didot, frère du précédent, imprima également quelques beaux ouvrages. Mais Henri Didot, fils aîné de Pierre François, fut surtout un très habile, graveur, fondeur et mécanicien. C'est lui qui inventa le caractère microscopique. Pour en juger l'effet, il distribua à ses amis une épreuve du Testament de Louis XIV' sur une seule page in-8'' tirée sur papier de Chine. Puis il publia un Horace et Les Maximes de La Rochefoucauld. Ses caractères étaient si minuscules qu'on dut les fondre au moyen d'un moule dont Henri Didot lui-même était le créateur et auquel il donna le nom de polyamatype, parce que cent lettres y sont fondues à la fois.

Nous citerons ensuite le nom de Didot Saint-Léger qui exécuta la première machine pour la fabrication du papier continu; de Didot jeune à qui l'on doit la belle édition in-4° du Voyage du jeune Anacharsis; de Pierre Didot qui imprima le fameux Racine que l'on peut admirer à la galerie Mazarine, et qui fit en outre graver les types de dix-huit caractères différents par Vibert; de Jules Didot; de Firmin-Didot, très ha})ile artiste qui grava les caractères romains les plus "parfaits qui ont servi pour les éditions dites du Louvre; d'Ambroise Firmin-Didot, à qui nous devons le type de l'anglaise cursive, un caractère grec destiné à une édition de Tyrtée, et un grand nombre de types français et russes, et nous terminerons enfin par celui de Hyacinthe Firmin-Didot qui a perpétué un nom qui existe toujours florissant de nos jours, et dont la maison continue les glorieuses traditions qui l'ont placée dans le monde au premier rang des imprimeurs et des fondeurs.

Après les Didot, il faut faire une place à Mole, avec sa belle série de caractères, dont un type d'arabe ; à Marcellin Legrand, avec ses caractères chinois, hindous, tamouls; à la maison Biesta-Laboulaye, qui fut la plus importante fonderie de la moitié du siècle; à la fonderie Derriey, dont le créateur inventa une machine à fondre et créa des vignettes à combinaisons. C'est à lui que l'on doit une

tentative de fonte de ces vignettes sur le syslème métrique. Nous mentionnerons ensuite la maison Laurent et Deberny dont Balzac a été le créateur, qui occupe aujourd'hui la première j)lace parmi les fonderies françaises, à qui nous devons récemment la création des beaux caractères Giraldon, et dont la grande innovation a été celle des lettres dites latines, dont toute la fin du wx" siècle aura été influencée. On sait que les oppositions entre les pleins et les déliés n'existent pour ainsi dire pas dans les lettres latines. Il y a juste ce

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