‹ Les étapes de la philosophie mathématiqueChapitre 142 sur 505 · Lettre de il, Dettonville, loc. cit. p · texte numérisé non relu

Lettre de il, Dettonville, loc. cit. p

LA DKGOUVERTE LKIBNIZIKNNR 171

sonnes raisonnaljles quand on l(;s a une l'ois averties » suffit pour dégager la pratiijue géonuHri(iU(^ d(^ renil)arras où la « timidité » des aneiens l'avait jetée, |)our constituer une méthode de découverte directe et féconde; il permet à Pascal de résoudre des problèmes qui supposeraient chez un savant moderne l'usage iVintéf/rales doubles '.

Enlin, si Ton a, suivant l'expression remarquable de Pascal dans VArl de Persuader, assez d'imagination pour comprendre les hypothèses de la géométrie, la démonstration suit, et les conséquences qui en découlent doivent être acceptées, quelque répugnance qu'y éprouvent notre prétendu bons sens et notre prétendue nature. Le parallélisme est étroit entre les paradoxes de la géométrie nouvelle et les absurdités apparentes du christianisme. Immédiatement après s'être mis à genoux, avoir prié Dieu de lui soumettre l'esprit et le cœur du libertin, Pascal écrit : « L'unité jointe à l'infini ne l'augmente de rien, non plus qu'un pied à une mesure infinie. Le fini s'anéantit en présence de l'infini, et devient un pur néant. Ainsi notre esprit devant Dieu; ainsi notre justice devant la justice divine. Il n'y a pas si grande disproportion entre notre justice et celle de Dieu, qu'entre l'unité et l'infinie » Dans les notes jetées pour une conférence à Port-Royal, on trouve cette suite d'idées : « Incompréhensible. — Tout ce qui est incompréhensible ne laisse pas d'être. Le nombre infini. Un espace infini, égal au fini. — Incroyable que Dieu s'unisse à nous^. »

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