‹ Les étapes de la philosophie mathématiqueChapitre 170 sur 505 · Mathesis universalis. M. VU · texte numérisé non relu

Mathesis universalis. M. VU

2. Lettre de M. L. sur un principe général, utile à l'explication des lois de la nature par la considération de la sagesse divine. G. IV, .53. Cf. Cohen, op cit.. p. 58, et suiv. vide supra, § 108.

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g^encc à concevoir une dlffcrence ([ui no résulte pas d'une soustraction dans le sens arilhniéticjuo du mot, qui correspond, selon l'heureuse expression de M. Milhaud, au « moment infinitésimal de tout devenir' ». De la diffévenlielle, à laquelle il se flatte d'avoir le premier tlonné un (HaL civil, le^énic de Leibniz a réussi à faire, nous l'avons montre, la base d'une science nouvelle, où la sommation s'efl'ectuc sans addition proprement dite, et qui rivalise en abstraction et en gcnéralilé avec ralt^cbre. Le « calcul infinitésimal, ou des difl'érences et des sommes porte sa démonstration avec soi^ » : il ne réclame pas de principe qui lui soit spécial et qui soit destiné à en justifier la légitimité; car ce qu'il suppose, c'est précisément ({ue rintellit>ence soit conique dès l'abord comme capable d'une extension illimitée, qu'on ne lui oppose pas d'exception, mais qu'on fasse rentrer sous la règle générale le cas particulier de l'évanouissement : ul casiis specialis rei evanescentis contineatur sub régula geiierali '. 11 arrivera d'ailleurs à Leibniz d'énoncer cette conception du dynamisme intellectuel sous la forme de principes : principe lie l'ordre général — datis ordinalis eiiam quœsita siinl ordinala — dont dépend le principe de continuité : » Lorsque la différence de deux cas peut être diminuée au-dessous de toute grandeur donnée in datis ou dans ce qui est posé, il faut qu'elle se puisse trouver aussi diminuée au-dessous de toute grandeur donnée in quœsitis ou dans tout ce qui en résulte ''. » Mais il convient de ne pas chercher dans ces formules une sorte d'appui destiné à soutenir du dehors les méthodes de l'analyse i-ntellectuelle. Leur office est d'enregistrer, à titre de loi de la pensée, l'expansion spontanée dont l'analyse infinitésimale est la manifestation. Le principe de continuité « a son origine de Yinfini'' ». La réalité ultime chez Leibniz, c'est la raison conçue comme le progrès illimité d'un développement ordonné; et avec cette conception Fintellectualisme achève de prendre conscience de lui-même.

123. — Descartes avait posé en principe que l'unité de l'intelligence et la continuité de son mouvement sont les conditions

1. Note sur les origines du calcul iiifiniiésiinal, Conp,Tès de 19(10, loc. cit., p. 46.

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