Gurhauer, loc. cit., p
i. Lettre à Varignon, publiée dans le Journal des Savants de 1702; M, IV, 93.
5. Il écrit à propos du problème de la liberté : « Tandem nova quaedam atque inexpectata lux oborta est unde minime sperabam : ex considerationibus scilicet mathematicis de natura inflniti. Duo sunt nimirum labyrinthi humanœ mentis, unus circa compositionem continui, alter circa naturam libertatis, et ex eodem fonte infiniti oriuntur. » De libertate. Ed. Foucher de Careil, Nouvelles lettres, 1857, p. 179. Cf. Couturat, op. cit., p. 210.
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u Mes miMli talions foiulaiiionlales, écril-il à rÉlcclric(! Sopliio, roulent sur deux choses, savoir sur l'unité et sur l'infini. Les Ames sont des unilrs, et les corps sont des multitudes'. » Or, l'ûme unité n'est pas l'élément du corps multitude; au contraire, la multitude étalée dans l'étendue est relative à Inuité du sujet (]ui est le centre de la perception.
La logique de V idéal, en tant qu'elle contredit Tordre des sens et de la matière, en tant qu'elle va de la multitude à l'unité, non de l'unité à la multitude, est donc impliquée dans la solution que Leibniz donne au problème fondamental des rapports entre le corps et l'âme. Elle permet à la fois de fonder la théorie de la monade sur la continuité de la vie intérieure, et d'ég-aler cette vie intérieure à la vie universelle. L'espace, au lieu d'être intellectuel, mais réel, comme le voulait Descartes, devient chose « véritable mais idéale- ». Il ne peut plus prétendre à la dignité de la substance; il est un « ordre de simultanéité », extrait par la réflexion de l'ensemble des perceptions, relatif à l'existence originelle de la monade en qui l'univers est compris. Au réalisme de Newton, qu'il soupçonne de favoriser les tendances matérialistes, Leibniz opposera Vidéalité de l'espace, et Vidéalité corrélative du temps, comme les bases de l'affirmation spiritualiste : « La source de nos embarras sur la composition du continu vient de ce que nous concevons la matière et l'espace comme des substances, au lieu que les choses matérielles en elles-mêmes ne sont que des phénomènes bien réglés : Spatium nihil aliud est prsecise qiiam ordo coexistendi, ut Tempus est ordo existendi, sed non simul. Les parties autant qu'elles ne sont point marquées dans l'étendue par des phénomènes efl'ectifs, ne consistent que dans la possibilité, et ne sont dans la ligne que comme les fractions sont dans l'unité ^. »