‹ Les étapes de la philosophie mathématiqueChapitre 203 sur 505 · G, IV, p · texte numérisé non relu

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inlcllccluelles d'èlrc (.'iisuilc subordonnées aux exigences d'une composition qui se l'ail dans le domaine de l'absolu comme elle se fait pour la perception vulgaire. Telle sera la conclusion des

Remarques de 1695 : « Le rapport total ^ est antérieur (dans le

signe de la raison, comme parlent les Scolastiques) au rapport

partial j, puisque c'est par la sous-division du demi qu'on en

vient au quatrième, en considérant l'ordre idéal; et il est de même de la ligne, où le tout est antérieur à la partie parce que cette partie n'est que possible et idéale. Mais dans les réalités où il n'entre que des divisions faites actuellement, le tout n'est qu'un résultat ou un assemblage, comme un troupeau de moutons'. » L'idéalité de la mathématique avait donné le moyen de résoudre Vaclualité apparente de la représentation sensible; elle est tenue en échec par Vactualilé de la composition métaphysique. Elle dépasse larithmétique et la géométrie de l'homme, qui aboutissent à la monade; elle est dépassée par l'arithmétique et la géométrie de Dieu, où la monade est un élément. Bref, Leibniz est capable de trancher le conflit de l'idéal et de l'actuel tant qu'il n'est en présence que de deux termes : actualité sensible et idéalité intelligible; mais son système en exige trois : actualité sensible, idéalité intelligible, actualité métaphgsique; et c'est pourquoi les efforts tentés pour dissiper la confusion ne font que mettre en évidence l'inextricable embarras de la doctrine.

1. Ihid.. IV, 492. Leibniz ajoute ces quelques lignes qui montrent bien comment, au terme de la doctrine son réalisme ramène les « innombrables difticultés » que contenait, comme il l'écrira plus lard à des Bosses (P.-S. cité, § 129, G, II, 372), sa doctrine primitive des àmes-points : « Il est vrai que le nombre des substances simples qui entrent dans une masse quelque petite qu'elle soit, est infini, puisqu'outre l'ùme qui lait l'unité réelle de l'animal, le corps du mouton (par exemple) est sous-divisé actuellement, c'est-à-dire qu'il est encore un assemblage d'animaux ou de plantes invisibles, composés de même outre ce qui fait aussi leur unité réelle; et quoique cela aille à l'infmi, il est manifeste qu'au bout du compte, tout revient à ces unités, le reste ou les résultats n'étant que des phénomènes bien fondés. >> Or il semble bien que Leibniz mêle deux problèmes différents : compter les éléments du troupeau, et compter les éléments du mouton. La réponse de Leibniz est en dernier lieu relative au second problème, la logique de Vidéal permet de concevoir l'infinité de l'univers comme immanente à Vunilé monade; mais il avait posé le premier problème, où les unités monades entrent dans la composition de l'univers, suivant la logique de l'actuel.

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