‹ Les étapes de la philosophie mathématiqueChapitre 224 sur 505 · B. 154. AKB, III, 121, Ba, I, 180, T. P · texte numérisé non relu

B. 154. AKB, III, 121, Ba, I, 180, T. P

3. A. 140, AKB, IV, 100; tr. Ba, I, 201 et T.P., 177. Cf. R. Pr. V, 68, tr. Picavet, p. 121.

4. « Le concept de la quantité cherche son soutien et sa signification dans le nombre, et celui-ci à son tour dans les doigts, les boules du tableau à calculer, les traits ou les points, qui peuvent être placés devant les yeux. » A, 240, AKB, IV, 158, Ba, I, 308 et T.P., p. 252.

LA RKLATIVITK DK l..\ CONNAISSANCE MATHEMATIQI 1. 269

dans sa producUoii « Lranscendcntale « se définit par le temps seul. « Le pur schènie de la grandeur (quantilas) en tant qu'elle est un concept do ronlcndementest le nombre qui est une représentation embrassant l'addition successive de l'unité à une unité (homogène). Ainsi le nombre n'est rien d'autre que l'unité de la synthèse du divers d'une intuition homogène en général, étant donné ([ue je produis le temps Uii-môme dans l'appréhension de l'intuition '. »

De là on ne peut pas conclure que l'arithmétique soit la science du temps comme la géométrie est la science de l'espace. Le temps n'est pas un objet; il est une condition de l'arithmétique, ou plus exactement de la matliématique en général-. 11 reste toutefois que l'arithmétique jouit de ce primat que Kant accorde au temps : le schème temporel, le nombre, vaut aussi pour la géométrie. Dans l'intervalle qui sépare les formes pures de la connaissance et les données empiriques, où intelligence et imagination se rencontrent dans une « harmonie normale^ », l'arithmétique et la géométrie occupent deux places différentes : la première, tournée vers l'activité interne, vers le Je pense, est plus intellectuelle ; la seconde, tournée vers la « synthèse figurative », est plus imaginative.

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