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LA PSYCHOLOGIF ET LA SOCIOLOGIE

sociétés animales : il n'est pas seulement en communauté avec ses semblables, il est en communauté avec la nature.

366. — Si la psychologie et la sociologie doivent, à notre avis, regarder du côté de la mathématique, ce n'est donc pas uniquement dans l'espoir de soumettre les faits de consciesce à des lois quantitatives, ou de traduire en formules les statistiques des phénomènes sociaux. La philosophie mathématique leur rendra le service de les préserver de la tendance à la subjectivité abstraite, qui était inévitable au début de leur constitution systématique, contre laquelle d'ailleurs les représentants les plus autorisés, soit de la psychologie, soit surtout de la sociologie, réagissent aujourd'hui si manifestement.

C'est un des problèmes essentiels de la psychologie de montrer comment au cours du développement de l'intelligence individuelle il apparaît quelque chose qui dépasse les ressources de l'individu seul, comment chacun reçoit des autres, comment il peut leur communiquer, des jugements et des raisonnements dont tous reconnaîtront également la valeur. C'est un des problèmes essentiels delà sociologie de montrer comment l'histoire des sociétés est autre chose qu'une succession de tableaux synchroniques, comment des représentations collectives se dégage quelque chose de supérieur à telle ou telle forme de civilisation, quelque chose qui appuie la destinée spéculative de l'humanité à la réalité de l'univers. Or ni l'un ni l'autre de ces problèmes ne pourra se résoudre définitivement si l'on ne commence par aller chercher la vérité là où se trouvent réunies les conditions positives de la vérification. La considération de la mathématique est à la base de la connaissance de l'esprit comme elle est à la base des sciences de la nature, et pour une même raison : l'œuvre libre et féconde de la pensée date de l'époque où la mathématique vint apporter à l'homme la norme véritable de la vérité *.

1. Eth. Part. I, App. « Undc pro certo statuorunt, Deorum judicia hunianum captuni loagissime superare : quœ saac unica fuisset causa, ut veritas huinanuin genus in œtcrnuni lateret ; nisi Mathesis, quae non circa fines sed tantuiu circa iigurarum essentias et proprietates versatur, aliam veritatis norrnam honiinibus ostendisset. » Éd. Yan Vioten et Land, t. I, p. 71.

Brunschvicg. — Les étapes.

INDEX DES NOMS PROPRES

[Les chiffres renvoient aiu- numéros des pages]

AuEL : 339, 445, 547, 554.

AUAM : 107, 141.

AHMÈs : 26-32, 93, 561.

.\LEXANDRE : 58, 63-66, 68.

Ampère : 337-338, 517.

Andersox : 161.

Andler : 260.

Antiphon : 157.

Apollonius : 88, 96, 101-102.

Archimède : 158-159, 217, 516, 525.

Archytas : 39.

Argand : 547-549.

Aristote : 34, 43-44, 47, 57-58, 61, 71-85, 87, 89, 91, 112, 153, 155- 156, 373, 390, 428, 471, 510, 558,

Arnauld : 95, 131.

Bacon : 100.

Baire : 387-388, 531, 535, 556.

b.a.ncroft : 20.

B.\rro\v : 174, 176, 189.

Bartholin : 127.

Basch : 269.

B.wle : 168.

B.^in : 24.

Beaune (Florimond de): 119, 126.

Beltrami : 3:21.

Bergmann : 388.

Bergson : 433, 435-436, 460.

Berkeley: 194-196,245.

Bernoulli (Daniel) : 326.

Bernoulli (Jean) : 546.

Berthelot (René) : 521.

Berthet : 109.

Bertrand (de Genève) : 463-464.

Bertrand (Joseph) : 338, 488.

Blainville (de) : 572.

Bloch : 192, 413-414.

Boas : 477-478.

Bobynln : 27-28.

Bois : 353.

Boltzmann : 309.

Bolyai : 313, 506.

BoLZANO : 356, 388.

BONOLA : 317.

Boole : 373-378, 559.

Borel: 385, 387, 389, 521, 530, 532-

BoUASSE : 216, 290.

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