‹ Les étapes de la philosophie mathématiqueChapitre 59 sur 505 · II An. I. 1, 71' H et II An I · texte numérisé non relu

II An. I. 1, 71' H et II An I

2. Tî av StaçEpôvTfoç ëyo: twv ç-jtwv ; J/e<. V. 4, 1008'' 11. Sur les différents exposés du principe d'identité chez Aristote, voir Maier, die Syllogislik des Aristoteles, t. I, Tûhingen, 1896, p. 42, n. 1.

3. I An., I, 1-24'' 18 : <7uA),OYta';j.o; SI £<7T'. Ao'yoç Èv lô -tcOs'vtwv Tivtliv ÉTSpôv -z: twv y.etjAÉvwv il iyiyv.r^z cr-jjjLSatve-. Ttp TaOra slva;. Mais il faut noler que le domaine de la nécessité logique est plus large que celui de la syllogistique : £7ii TTAÉov Sk TO «vay/aîov r, ô (t-j/.ao-'itjxo;. I An., I, 32-47''' 33.

TYFIÎS KLKMKNTAiUES DU SYLLOGISMK 77

elles saisissent la réalilr dans sa donnée la plus concrôle, le sujcl (le la pro|>osition qui ne peut pas devenir allribut saufpai- un renversement tout accidentel des idées, le siibslral des (jualilés i|iii demeure immuable à travers les modifications sensibles. I, Ordre du syllogisme se trouve donc présenter une conformité reiuar(]u;d>le avec l'ordre objectif des choses. La forme spécili(|ue qui est exi)riméc [)ar la notion du cheval esta la fois la Idlalilé des caractères intellii^ibles qui représentent l'espèce (lu cheval, et la totalité des substances individuelles qui s'oH'rent il nos yeux comme chevaux existant, réellement. Elle est l'unité (le celte matière logique qui est faite des notions génériques, et (le celte matière sensible qui apporte l'être à ces qualités ;ilistraites '; elle est ïessence -.

\o. — Entin, à cette forme directe et normale qui présente mie sorle d'évidence intrinsèque, la logique aristotélicienne relie d'aulres formes de syllogismes en recourant à un tour de raisonncmenl imité de cette inversion par laquelle s'est opéré le passage de l'analyse induclive à la liaison déductive des propositions. Nous avons attribué à Tespèce cheval la propriété essentielle d'être dépourvue de fiel; nous pouvons prendre cette propriété essentielle comme sujet />a/' accident de notre proposilion, sujet auquel peut s'attribuer par accident aussi la propriété d'être cheval; ainsi nous donnerons à la proposition la marque de l'accident, la particularité : quelques animaux sans fiel seront chevaux. Ou encore, si nous avons traduit cette proposition initiale sous une forme négative : Aucun cheval n'est pourvu de fiel, nous transformons la relation de l'espèce ou du genre en relation d'exclusion qui, par sa nature, implique la réciprocité : aucun animal à fiel n'est cheval'^. De là les formes nouvelles dont nous pourrons donner ces exemples :

l^out animal sans fiel vit longtemps;

Quelque animal sans fiel est cheval ;

Quelque cheval vil longtemps '\

Ou encore :

Nul animal à fiel nest cheval ;

Bucéphale est un cheval ;

Bucéphale nest pas animal à fiel ^

Ainsi, par le mécanisme de la conversion, les formes « impar-

1. Met., Z. 6-104.5" 3-3 : Ëtt; Sk Tr,; 'J'ir^z r, ;j.sv vor,-r, t, Valahr^z-'r^.

2. Met., Ta. O-lOSi"" 32 : ix yào to-j -.': i<jx:'i o\ juAAOvtfffio; eêtri/.

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