FIN DE LA SIXIÈME SCENE
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La maison du concierge, ¥
Grande salle meublée à peu près comme un cabaret.
Au milieu de la salle une grande table couverte d’assiettes et de gobelets d’étain.
Une porte à vitraux conduit à une petite salle voisine.
Robertz, le page du duc, qui a été blessé dans la première scène, est assis au coin du feu , dans un grand fauteuil de bois ; il est pâle et a l’air encore soutirant. De l’autre côté de la cheminée, Jeanne I.enoiv , la nourrice de monsieur de Guise, est assise sur un escabot. Le frère Coupard , chantre de Saint-Sauveur, les coudes appuyés sur la table, se verse de temps en temps rasade. Martinot , palfrenier de la marquise de Noirmoutiers , est placé entre la nourrice et Robertz. Enfin Goudard, le concierge, va et vient- dans la salle.
GOUDARD.
Allons, Martinot, raconte-nous les nouvelles de Paris; voyons: — où en est le Pont-Neuf?
* Voyez le plan , lettre M.
MARTINOT.
Et qui diable y pense à ton Pont-Neuf ? nous n’y mettrons pas une pierre que le tyran ne soit à bas.
GOUDARD.
Pas si haut , camarade.
MARTINOT.
Eh bien! qu’as-tu donc?
Dame, tu emploies des mots!....
MARTINOT.
Des mots parisiens, morbleu! te font -ils peur? Tu me demandes de quoi on parle chez nous : je te le dis. Crois-tu bonnement que nous nous gênons pour baptiser le Valois de son vrai nom ? N’est-il donc pas tyran , ce fils de catin, ce pied fourchu , cette harpie galeuse ? .
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GOUDARD.
Plus bas! plus bas! Prends garde!....
MARTINOT.
Ah çà ! je vois que tu t’es farci de galimatias royaliste. Tu ne chantais pas sur cet air -là, l’année dernière à Chambord.