‹ Les etats de BloisChapitre 128 sur 225 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

ROBERTZ.

N’importe! laisse -moi là, je ne les crains pas !

( On frappe à coups redoublés , et comme si on voulait enfoncer la porte. ) GOUDARD ? courant ouvrir.

Voilà, voilà.

(Entrent Sainte-Malines , Monlséry , Saint-Gaudin , Sériac et le capitaine Duguast. )

SAINTE MALINES

Enfin!.... il est bientôt temps!.... Tu te barricades donc , vieux ligueur?

GOUDARD.

Pardon! messieurs, pardon.... c’est que je tirais mon vin.

DUGUAST.

Est-ce pour en avoir trop bu que tu trembles comme un chat qui sort de l’eau ?

GOUDARD.

Oh! non.... mais vous avez frappé si fort, qu’en vérité j’en ai eu peur....

SAINTE-MALINES

• . ir> / :

Hardiment heurte à la porte

Qui bonne nouvelle apporte.

GOUDARD.

\ i .. ii . •' . ; f î > ' 6: 1 ' J k.'r Y

Et quelle nouvelle , monsieur Sainte-Malines ?

SAINTE-MALINES

ElGIlS j GCOlltG l (‘1 fait sonner dans sa main des pièces d’argent.

Regarde, maintenant....

( Il ouvre la main , et montre à Goudard quatre écus neufs. )

GOUDARD.

Grand’chose de beau ! c’est de l’argent de calice !

S AIN TE-MAL INES

Veux-tu te taire! c’est du franc argent royal.

GOUDARD.

Mais regardez-le donc ; il est aussi huguenot que le Béarnais; il vient de La Rochelle tout droit.

DUGUAST.

Que t’importe ! n’est-il pas bon pour te payer?

GOUDARD.

Comme vous voudrez.... mais je n’oserais pas le donner à d’autres.... car enfin c’est de l’argent de calice, de ciboire....

SAINTE-MALINES

Tu en as menti , aussi vrai que

Quatre chopines font un pot ,

Et qui dit non est un gros sot ! •

MONTSÉRY, riant.

Bravo ! Sainte-Malines est en train , nous allons rire. ( a Goudard ) Du vin, morbleu’

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