‹ Les etats de BloisChapitre 131 sur 225 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

DUGU AST , secouant Rohertz qui fait semblant de dormir.

Holà! eh! — Ouais! c’est ce pauvre roquet qui a reçu cette bonne balafre, hier!.... Eh bien ! camarade , elle est lourde l’épée du frère Loignac. — Mais, console-toi, il y en a d’autres que toi qui sauront ce qu’elle pèse.

GOUDARD , prêtant l’oreille.

Qui diable ferme donc cette porte? Certes, ce ne sont pas des gens qui connaissent la serrure : ils n’en viennent pas à bout. J’y vais aller voir.

MONTSER Y , le retenant.

Veux-tu bien rester là.

(Entrent Larchant et quelques Ecossais.)

DUGUAST.

Allons : des verres pour les montagnards!

LARCHANT

Bonsoir, les amis!

GOUDARD , à Larchant.

Est-ce donc vous, monsieur Larchant, qui fermiez la grand’porte?

LARCHANT

De quoi te mêles-tu ?

GOUDARD.

Pardon , monsieur Larchant , c’était pour

savoir....

LARCHANT

Tu sais qu’elle est fermée; n’es-tu pas content?

GOUDARD.

Ainsi tous ceux qui voudront sortir du château ce soir, ou bien y entrer, passeront donc par chez moi ?

LARCHANT

Oui, jusqu’à ce qu’on ferme ta porte, comme les autres.

MONTSERY , frappant sur l’épaule de Goudard.

Pour le coup, te voilà pétrifié, mon garçon

LARCHANT , à Goudard.

Tu vas me prêter ton réveil-matin.

GOUDARD , courant prendre dans son buffet une petite horloge à réveil.

Le voici, monsieur le capitaine.

LARCHANT , essayant de monter le réveil.

Quelle infernale manivelle! je n’y connais rien.... Voyons, arrange-moi ça.... je veux un bon carillon pour quatre heures.

GOUDARD.

Pour quatre heures?....

LARCHANT

Ah ça! 11e vas pas te tromper; j’ai promis à du Halde de l’éveiller....

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