SCENE VIL
GOUDARD.
Est-ce que le Roi doit aller à Cléry, à quatre Retires du tnatin ?
LARCHANT
Le Roi ne va pas à Cléry. Allons , dépêchetoi !
GOUDARD.
Où va-t-il donc ?
LARCHANT
Tu le verras, curieux. - ( S’adressant aux ordinaires : )
Camarades! ne venez-vous pas avec moi au pont-levis ?
SAINT-GAUDIN
Volontiers, capitaine.
LARCHANT , à ses Ecossais.
Vous autres, rentrez par cette porte, (iiiem-
montre la porte qui conduit au château.) VOUS reStetCZ danS la
galerie, et vous me direz tous ceux que vous aurez vus entrer ou sortir. Allez.
( Les Ecossais sortent. Larchant prenant le bras à Sainte-Malines : )
Allons de notre côté , mes amis.
( Ils sortent pav la porte de la basse-cour. ) GOUDARD , aprhs que la porte est refermée.
Jesus-Maria! je n’en puis plus!
ROBERTZ.
Mille damnations! ils vont le tuer!
MARTINOT , sortant do la petite salle.
Oh ! les brigands! les loups enragés ! ils n’ont qu’à venir à Paris ceux-là ! je leur Conseille !....
JEANNE LENOIR , sortant aussi de la petite salle et se jetant à genou*.
Ah! mon bon saint François! prenez pitié de ce pauvre duc! Voilà pourtant plus de vingt messes que je vous fais dire, mon bon saint! plus de cinquante cierges que je fais brider en votre honneur!.... c’est égal, mon dernier doublon sera encore pour vous !
(Elle tire un doublon de sa poche.)
LE P. COUPARD , qui est sorti le dernier de la petite salle, tendant b main pour recevoir le doublon.
Donnez , bonne Jeanne.
JEANNE
Tenez, frère : trois messes chantées, n’est-ce pas?
LE P. COUPARD, mettant le doublon dans sa poche.
Oui , chantées.
GOUDARD , tout consterné.
Mon Dieu! que devons-nous faire?
ROBERTZ , vivement.
Parbleu! avertir monseigneur!
GOUDARD.
Il faut s’y prendre avec prudence....
MARTINOT.
Ah! si nous avions là seulement la compa-