SCÈNE VIII
GUISE
Vous choisissez bien , mon fils; c’est là que se donnent les meilleurs coups. Je suis content que vous m’ayez si bien répondu; vous me rendez bonne confiance en l’avenir. Demain nous en reparlerons.
JOINVILLE
Je vous y ferai songer, mon père.
A merveille! Adieu, embrassez-moi... A demain , mon fils.
JOINVILLE
Adieu, mon père. ( a part.) Qu’a-t-il donc? sa voix me semble tout émue.
( Il sort, — Un page entre par la même porte. )
LE PAGE
Monseigneur, voici le capitaine Larchant qui demande la permission de vous parler d’une affaire qu’il dit très-pressante.
GUISE
Larchant, le capitaine des Écossais du Roi?
LE PAGE
Oui, monseigneur.
GUISE
Est-il seul?....
Tout seul....
LE PAGE
GTJISE.
Que me veut-il si tard ?
LE PAGE
Je ne sais, monseigneur.
GUISE
Eh bien! dites-lui d’entrer.
( Le page sort. )
Est-ce encore un avertissement ?
(Entre Larchant.)
LARCHANT
Pardon , monseigneur....
GUISE
Approchez, capitaine.
LARCHANT
Pardon encore une fois, monseigneur, si je vous dérange à cette heure.... mais je ne fais que d’apprendre à l’instant que le conseil aura lieu demain matin....
GUISE, l’interrompant.
Le conseil? que doit-il s’y passer ?
LARCHANT
Je n’en sais rien, monseigneur.
Ah! je croyais.... Eh bien! que me voulezvous?
LARCHANT
Vous supplier, monseigneur, de me rendre