SCÈNE ML
mon cabinet? Ce sera vous, Alphonse, et vous Bellçgarde. Le maréchal et Rambouillet iront ouvrir le conseil. Maintenant, fasse le ciel que notre monde arrive!.... Mais on ne se presse guère, me semble.
(On frappe à la porte du conseil. )
Ah! enfin.... voici quelqu’un.
DU HALDE
Qui va là?
REVOL, derrière la poïte.
C’est moi, du Halde, ouvrez-moi.
( Il entre. )
LE ROI
Monsieur Révol, que m’apprenez-vous?
RÉVOL
Sire, voici venir messieurs les membres du conseil.
Bonne nouvelle! Combien sont-ils, Révol?
RÉVOL
Il y en a déjà cinq ou six dans la salle.
LE ROI , à d’Aumont et à Rambouillet.
Messieurs, allez leur présenter mes excuses, et voyez si tout est bien en ordre. ( a demiTToi*. ) Surtout ne vous laissez pas étourdir quand viendra le moment !
DAÜMONT.
Si vos projets ne vont pas à bien, Sire, la faute n’en sera pas de notre côté.
LE ROI
Allez , mes amis, je compte sur vous.
( D’Aumont et Rambouillet sortent. Le Roi à Révol : )
M’avez-vous dit les noms de ces cinq ou six ? Monsieur.... de Guise n’en est pas, Révol?
RÉVOL
Non, Sire, ni lui, ni son frère.
LE ROI , à demi-voix.
J’en étais sûr. (Haut.) Qui sont-ils donc ces diligens ?
RÉVOL
Monsieur de Gondy, monsieur de Retz, monsieur de Vendôme, et puis, je crois, monsieur de Pét remol et monsieur Marillac.
LE ROI , vivement.
Révol, descendez chez monsieur de Guise; allez voir s’il est éveillé, s’il est à sa toilette. Allez, et rapportez-moi promptement une réponse.
( Révol sort. )
— S’il ne venait pas! s’il faisait le malade!.... Ce Révol n’en finira jamais avec ses petites jambes!.... Du Halde, entrez là-dedans (montrant lu