SCÈNE IX
•«ne du conseil, ) , et dès qu’il arrivera quelqu’un vous viendrez m’avertir.... Vite, mon ami.
( Du Halde sort. )
— Maintenant, écoutez, Bellegarde, descendez par le petit escalier , et voyez si monsieur de Bullis, mon aumônier, n’est pas dans la galerie des Cerfs ; si vous le trouvez , vous le ferez monter.
BELLEGARDE
Sur-le-champ, Sire.
(Il sort.)
LE ROI
A la bonne heure! il va vite celui-là.
( Il se promène à pas lents , faisant passer son chapelet entre ses doigts , et récitant tout bas ses prières. Au bout d’un moment Bellegarde rentre , suivi de monsieur de Bullis et de l’abbé d’Orguyn. )
BELLEGARDE
Sire, je vous amène aumônier et chapelain.
LE ROI
Tant mieux, mon ami. ( S’adressant aux deux abbés )
Mes pères, voici ce que je veux de vous... Allez vous mettre en dévotion dans mon oratoire , et priez Dieu qu’il me donne la grâce de venir à bout de l’entreprise que je médite en ce moment.
DE BULLIS.
Sire, il serait nécessaire que Votre Majesté nous apprît qu’elle est cette....
BELLEGARDE
Vous en voulez trop savoir.... Faites toujours vos prières.
LOIGNAC
Dieu saura bien de quoi il s’agit.
LE ROI
A liez , mes pères , monsieur de Bellegarde va vous conduire.
BELLEGARDE , allumant un flambeau à la lampe, et le donpant à de Bullis,
Tenez, monsieur l’abbé : par ici, maintenant.
( Il les mène jusqu’à la porte de l’oratoire et revient aussitôt vers le Roi )
LE ROI, à demi-voix.
Les avez-vous enfermés?
BELLEGARDE
Non, Sire.
LE ROI
Retournez-y, mon ami.
(Bellegarde va fermer la porte de l’oratoire et revient auprès du Roi.)
DU HALDE , entrant par la porte du conseil.
Sire, voici monsieur le cardinal qui arrive au conseil....
LE ROI
C’est toujours quelque chose.... nous aurons le frère.... Mais à quoi bon? c’est lui qu’il nous faut, c’est lui.... Par la mort-Dieu! que fait-il donc?