SCÈNE IX. 4oi
mourir , IIG boU^G !.... ( Il saisit le cardinal par le bras, ) ]VÏ011“
sieur de Retz, aidez-moi.
( Le maréchal de Retz tire l’épée et arrête d’Espignac. D’Aumont retenant le cardinal. )
— Ne vous débattez pas, monsieur le cardinal,
le Roi a affaire de vous !
LE CARDINAL , continuant à se débattre.
Quoi! maréchal, sans respect de mon sang, de ma robe !....
d’espignac.
Nos vies sont entre vos mains , messieurs , au nom du ciel !....
le cardinal.
Infâme guet-à-pens !
d’aumont.
Holà! à nous, les Écossais !....
( La porte s’ouvre ; les archers entrent dans la salle l’arme au poing et criant î Vive le Roi ! )
LE CARDINAL
Mort et damnation, canaille! La mort, cent fois la mort à votre bête féroce !
D ESPIGNAC , au cardinal.
Modérez votre colère, monseigneur, nous sommes entre leurs mains.
LE CARDINAL
Et que m’importe ? qu’ils m’égorgent aussi , je ne demande pas mieux ; mais laissez-moi mau-
dire ce Juda sanguinaire, ce Satan incarné!.... Qu’on me conduise devant lui ; que je lui dise en face qu’il est un monstre, un tigre.... je me
sens la force de le mettre en pièces! . Mes
ongles me serviront de poignards!....
( Il tombe abattu dans un fauteuil. ) RAMBOUILLET , bas au maréchal de Retz.
Voilà des paroles qui pourront lui coûter cher.
LE CARDINAL , d’une voix pleine de sanglots.
Mon pauvre frère!....
d’aumont.
Attendons les ordres du Roi.
( Les archers se rangent autour du cardinal et de d’Espiguac. D’Aumont et de Retz , l’épée à la main , vont causer près de la cheminée avec les autres membres du conseil. )
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La chambre du Roi.
LE ROI, dans le couloir qui conduit de sa chambre à son cabinet, soulevant dvec précaution un coin de la tapisserie.
Mes amis, cela est-il fait?
SAINTE-MALINES, essuyant sou poignard.
Tenez, Sire, regardez-le, là, par terre, il vous demande pardon.