‹ Les etats de BloisChapitre 182 sur 225 · FIN DE LA NEUVIÈME SCÈNE · texte numérisé non relu

FIN DE LA NEUVIÈME SCÈNE

La chambre à coucher de la Reine-mère.

La Reing Catherine est assise dans un grand fautenil à oreillers. La Reine Louise est auprès d’elle , appuyée sur une table , et se couvrant les yeux d’un mouchoir. — Les dames d’honneur des deux Reines sont rangées carrière elles. Le Roi , qui vient d’entrer, est debout devant sa mère, et entouré de ses gentilshommes.

LE ROI

Oui , ma mère ; je suis Roi maintenant , et seul Roi; je n’ai plus de compagnon.

CATHERINE

Que pensez- vous avoir fait , mon fils ? pour moi, je ne sais , mais vous vous êtes bien hâté.

LE ROI

J’ai réparé le temps perdu , bonne mère.

CATHERINE

Dieu veuille que vous ne vous en trouviez pas mal!.... C’est bien coupé, il faut coudre maintenant.

LE ROI

Rassurez-vous , madame , je n’ai pas le dessein de sommeiller : je dépose ma peau de renard , mais c’est pour endosser celle de lion.

CATHERINE

Ce n’est pas assez de la force et de la résolution , il vous faut encore la diligence , mon fils : avez-vous fait avertir monsieur le légat de tout ce qui se passe ?

LE ROI

Nous avons tout le temps. Monsieur de Gondy, que voici, me fera le plaisir d’aller lui parler après la messe.

CATHERINE

J’aimerais mieux avant. Mais, au moins, avez-vous donné ordre pour être assuré de toutes les villes où le nom et la mémoire du duc doivent avoir du crédit ? Si vous ne l’avez fait, faites-le au plus tôt , sinon il vous en arrivera malheur.

LE ROI

Ma mère , j’ai écrit partout. Demandez à

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