‹ Les etats de BloisChapitre 183 sur 225 · SCÈNE XL · texte numérisé non relu

SCÈNE XL

Rambouillet , il a copié cette nuit un demiboisseau de lettres.

CATHERINE

Si vous n’opposez à vos ennemis que de la cire et du parchemin , je vous plains ; car ils se moqueront de vous. Il fallait écrire vos dépêches sur des mousquets et des fers de lance.

LE ROI

S’ils veulent la guerre, je suis prêt.

CATHERINE

Il fallait envoyer deux hommes de confiance dans chaque ville.... et, quant à vous, si vous ne voulez vous trouver tout à coup Roi de rien, soyez à Paris dans deux jours !

LE ROI

A Paris!.... moi, j’irais à Paris!.... et dans deux jours.... Comme vous faites la besogne, ma mère ; souffrez d’abord que j’y envoie quelqu’un.

CATHERINE

Je parie que vous avez oublié Orléans ?

LE ROI

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Oublié!.... non, mais....

CATHERINE

Si vous n’avez pas Orléans, vous courez grand risque , croyez-moi.

LE ROI , se retournant vers d'Aumont.

Maréchal, prenez vos éperons et montez à cheval ; ma mère a raison, il faut que la ville soit à nous avant la fin du jour. Allez , mon vieil ami.

d’aumont.

Sire, quand Votre Majesté descendra, elle me trouvera au bas de la rampe , prêt à prendre ses derniers ordres.

( Il sort. )

LE ROI

C’est bien ; rien n’est perdu.

( Entre Larchant. )

LARCHANT

Sire, messieurs d’Elbeuf et de Nemours ont été arrêtés dans leurs appartemens et conduits à la tour du Nord.

LE roi.

Bravo ! — Eh bien ! ma mère , vous le voyez , on n’a pas tout oublié ! — Monsieur de Larchant, vous êtes un brave serviteur : je sais combien je vous dois.

( Entre du Halde. )

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