‹ Les etats de BloisChapitre 20 sur 225 · SCÈNE T · texte numérisé non relu

SCÈNE T

ZAMPINI , chantant.

De vieux matin qui hurle , De cheval qui recule ,

De femme trop friande ,

De valet qui commande ,

De PAGES FRELUQUETS,

Dieu vous gard’ a jamais.

ROBERTZ , sans avoir i:air d’apercevoir les pages du Roi et de Bourbon .

Quel est ce chat qui miaule ?

MONTIGNY

En effet, j’entends comme le faux-bourdon d’une grenouille enrhumée.

CHATEAUNEUF , bas à Morftga.llard.

Faut-il répondre?....

MONTGAILLARD

Non , pas encore.... Chantons tous.

( Ils chantent tous en chœur : )

De valet qui commande ,

De PAGES FRELUQUETS,

Dieu nous gard’ a jamais !

MONTIGNY, se retournant vers Mon tgaillard.

Il me semble qu’on a envie que nous nous fâchions.

ROBERTZ.

Holà! mes bleuets, on dit que c’est vous qui vous mêlez de faire les concierges ici !

MONTGA ILLARD.

Voilà, pardieu! un plaisant muguet! ne faudrait-il pas lui rendre des comptes?

MONTIGNY

Avant de chasser ces braves bourgeois, vous deviez, me semble, vous informer s’il n’était pas parmi eux certaines petites filles qui avaient affaire à nous.

CIIATEAUNEUF , liant.

Ah! ah! ces messieurs les prennent belles, à ce qu’il paraît.

RENATJDET.

Parbleu ! ganaches de Sologne et mâchoires de Lorraine sont bonnes pour casser la noisette ensemble.

MONTIGNY

Et les épées de Lorraine sont bonnes aussi pour casser la tête aux sansonnets,

PETITBOURG.

Allons , Montigny , il faut se ruer sur ce petit monde-là.

MONTGAILLARD

Du instant, messieurs de la double croix.

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