‹ Les etats de BloisChapitre 26 sur 225 · LARGUANT · texte numérisé non relu

LARGUANT

Attends, Crillon, je vais t’aider. — Place, place; à gauche, à droite, canaille!

(Ils pénètrent au milieu de la foule et forment une double haie de soldats qui sépare les combattans. )

CRILLON

‘ Le premier qui bouge maintenant !.... , ( Il saisit

par le bras Montigny qui s’est glissé du côté des royalistes, et se bal avec Châteauneuf.^

— Qu’ est-ce que tu fais là, petit drôle ? Allons, vite à ta place.

( Il le fait passer de l’autre côté. )

MONTIGNY , criant à Châteauneuf.

Nous nous reverrons....

CHATEAUNEUF, criant.

La soirée n’est pas finie.

LARCHANT-

uénp ui li j iiii)

Silence !

1 3ô LES ÉTATS DE BLOIS.

CRILLON

Quels démons que ces petits porte-queues !

( A deux marmitons de l’àrehévequë qui sé battent avëc ièurs broches. ) — Et

vous aussi , tous embrochez les chrétiens ? Harnibieul à vos fourneaux , et sur-le-champ. — Nous n’en finirons pas.

LARCHANT

Grillon, voilà le duc qui descend.

CRILLON

Il est bientôt temps, ma foi! nous n’avons que faire de lui maintenant.

SAINT-PAUL , à ceux de Guise.

C'est monsieur le duc, mes amis, rengainons.

GOUDARD.

Enfin on va respirer.

LOIGNAC, à Sainte-Mulines-

Oh! oh! c’est le MachabéeL. Ecoute-le fair£

GUISE , suivi du cardinal de Bourbon, de d’Espignac , Brissac, Bois-Dauphin, et d’une trentaine de gentilshommes.

Eh bien ! messieurs , que s’est-il donc passé ? qu’avez-vous fait? comment? la guerre en pleine paix ! fi donc ! Quand les maîtres sont d’intelligence, convient-il aux serviteurs d’avoir des différens?

LE CARDINAL DE BOURBON , à ses pages.

Petits misérables ! maudits garnemens ! êtes-

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