SCENE I
LE ROI • avec étonnement.
Vous avez donc envoyé mes....
GUISE
Oui , Sire.
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LE ROI
Vous avez très-bien fait, mon cousin.
GUISE
Il y a pourtant ici des gens qui m’ont trouvé hardi d’en user ainsi.
LE ROI
Est-il possible !
GUISE
Ils ont pensé que j’allais au-delà de mes pouvoirs; que je m’arrogeais une trop forte part de l’autorité royale.
LE roi.
Ah! mon cousin, en seriez-vous capable!
GUISE
Ils se font une idée si haute de la dignité de grand-maître et de lieutenant du royaume , qu’ils ne m’ont pas cru le droit de corriger des pages.
LE ROI
Monsieur le duc, ne vous irritez pas; vous savez si je les approuve.
GUISE
Aussi bien, Sire, ce n’est pas de ce jour seulement qu’il me faut essuyer de pareils outrages.
LE ROI
Dites un peu les coupables , nous les punirons.
GUISE
La plus longue patience n’y tiendrait pas. — Sire, il faut que je vous parle.... à vous seul.
LE ROI
Eh bien l asseyons-nous sur ce banc. —
(Aux gentilshommes et soldats. ) MeSSieUrS , pluS loÛl , s’il VOUS
plaît. — Que voulez-vons, mon cousin?
GUISE
Que Votre Majesté me permette de résigner entre ses mains les charges qui me retiennent à la cour.
LE KOI.
Seigneur Dieu ! que dites-vous là ?
GUISE
Je ne me réserve que celle de grand-maître, dont je demande à Votre Majesté la survivance pour mon fils , et mon gouvernement , où je compte me retirer.
Mais, votre lieutenance, monsieur le duc?