‹ Les etats de BloisChapitre 36 sur 225 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

tionnent tous les jours; discipline étonnante !.... Je ne sais vraiment où ils s’arrêteront.

d’espignac.

Eh bien ! nous boirons à leur santé ; mais ne laissons pas griller plus long-temps les rôtis.

(Entre Hamilton, enseigne des Écossais, qui présente les clés du chateau à mohsieur de Guise en sa qualité de grand-maître. D’Espignac frappant du pied : )

Allons, encore une cérémonie! nous ne souperons pas ce soir!

GUISE, prenant les clés.

C’est bien , monsieur le lieutenant. — Saint- Paul , portez ces clés à Péricard , et dites-lui de fermer le château avant que la nuit soit plus noire.

( Saint-Paul sort. — Guise se tournant vers Brissac : )

Je gage que notre ami Brissac en soupera de meilleur appétit.

brissac.

Je n’en suis pas encore à avoir peur des loups-garous, monseigneur. Mais j’avoue que je ne serais pas bien aise de voir tomber ces clés en d’autres mains que les vôtres.

A table , messieurs , à table !

GUISE

A table.... Mais où donc est mon fils?

i48 LES ÉTATS DE BLOIS. SCÈNE I.

LE CARDINAL

Je T ai laissé en ville , jouant à la paume avec le comte d'Auvergne.

GUISE , à demi-voix.

Il n’a que sa paume dans la tête !.... Morbleu ! si j’avais eu dix-sept ans quand mon père était où j’en suis !.... — Allons, rentrons.

( Ils rentrent tous dans le château. )

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