SCÈNE III
PÉRICARD.
Cocloniqae est malade, monseigneur.
GUISE
Vraiment? J’étais bien sûr que la cuisine de ce d’Espignac jouerait un mauvais tour à quelqu’un.
PERICARD.
Ne trouvant sous ma main ni Grandmaison ni Larochette, je suis venu moi-même de peur que votre toilette ne vous fit attendre : car voici l’heure du lever de monseigneur, et j’ai déjà apérçu dans la basse-cour quelques habits de députés.
GUISE
A merveille! Péricard : mais pourquoi vous être donné cette peine? que n’apgeliez-vous un page?
PÉRICARD.
Un page? — Monseigneur oublie donc que depuis hier...
GUISE
Comment? ces pauvres enfans sont encore en prison? vous les avez laissé se morfondre toute la unit?
PÉRICARD.
. Mais , monseigneur , n’avez-vous pas dit?...*
GUISE
Ah! c’est pousser trop loin la justice.... Une heure, c’était assez, mais une nuit!... Faites-les sortir , Péricard.
PÉRICARD.
Sur-le-champ , monseigneur.
( Il va pour sortir. )
GUISE
A propos! et ce petit Robertz, qu’est-il devenu? est-il mort ?
PÉRICARD.
Non, monseigneur, il en sera quitte pour rester long- temps à la chambre; on lui a fait un lit chez le concierge, et le Roi a envoyé Miron pour le panser.
GUISE
Le Roi lui â envoyé son médecin?
PÉRICARD.
Oui, monseigneur.
GUISE
Allons, décidément il nous adore! Il y a de quoi s’attendrir. — Mais que cela 11e vous empêche pas d’aller mettre les prisonniers en liberté.
PÉRICARD.
J’y vais, monseigneur. — Ah! j’oubliais.... Il