‹ Les etats de BloisChapitre 59 sur 225 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

(Entre Montigny, premier page.)

— Faites entrer. — Mais où donc est mon fils ? d’espignac.

Je ne sais, monseigneur. — Quelqu’un a-t-il vu le prince de Joinville?

(Personne ne répond.)

GUISE

Il sera sans doute encore au mail ou au jeu de paume!.... — Ne devrait-il pas se rendre ici aux heures de réception , et m’aider à faire mes civilités? personne ne le connaît; il aura trente ans , qu’on le prendra encore pour un de mes pages. Bienheureux, ma foi, qu’on songe à sa fortune !...

d’eSPIGNAC, bas à Brissac.

Il est certain que si le cher enfant n’est pas roi par héritage , il ne risque rien de commander son tombeau ailleurs qu’à Saint-Denis.

( Pendant ces derniers mots , une foule de députés du Tiers et de la Noblesse , grand nombre d’ecclésiastiques , ayant à leur tête les cardinaux de Bourbon , de Gondy, de Vendôme, et l’archevêque de Bourges, sont introduits, et font leur révérence au duc de Guise : Saint-Paul, Bois- Dauphin, Mayneville , et les autres officiers du duc, entrent aussi de leur côté et viennent se ranger auprès de lui. )

GUISE

Eh bien ! messieurs , êtes-vous contens de la suppression des tailles ?

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