SCENE VII
gnie de l'Université, comme nous ferions la barbe à ces buveurs de sang! Si mon cousin Louchard ou mon parrain Sénault étaient ici!....
ROBERTZ.
Mais, puisque vous y êtes , faites donc quelque chose !....
MARTINOT.
Certainement, mon petit, je ne demande pas mieux.... Je vais conter l'affaire à madame la marquise.
LE p. COUPARD.
Et moi au père sacristain.
ROBERTZ.
Mais toi , bonne Jeanne , vas donc vile chez madame de Nemours : dis-lui de parler à monseigneur.
JEANN*;.
Oui, j'y vais.... mais la bonne dame ne sera pas plus heureuse que moi.... il ne l'écoutera pas.... Les scélérats lui ont jeté un sort , c'est sûr....
ROBERTZ.
Va toujours.
GOUDARD.
Ne sortez pas tous en même temps.... Les
Ecossais sont là qui rôdent sous la galerie... • Toi , d'abord , Martinot.
(Marliuol sort. )
LE P. COUPARD.
Moi, je vais par la basse-cour....
(Il sort.;
GOUDARD.
Bien.... A vous, bonne Jeanne.
( Jeanne sort. )
— Ah! c'est fini, ils le tueront.
ROBERTZ. .
Eh bien! tu restes là, Goudard?
GOUDARD.
Mais où voulez-vous que j'aille, mon entant?
ROBERTZ.
Que sais-je, moi? chez monsieur de Lyon, chez monsieur de Brissac , quelque part enfin.
GOUDARD.
J'irais bien; mais tous ces beaux messieurs n'écouteraient pas un pauvre diable comme moi. Je crois donc qu'il vaudrait mieux trouver quelque moyen de donner l'avertissement à monsieur le duc lui-même....
ROBERTZ.
Soit : vas-y, dépêche-toi....
GOUDARD.
Peste! je n'entends pas lui parler.... mais j'au-