‹ Les États de Blois, ou, La mort de MM. de GuiseChapitre 127 sur 212 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

rais envie de lui glisser un petit mot d'écrit qu'il trouverait, comme par hasard, dans son chapeau ou bien sous sa serviette... .

ROBERTZ.

L'idée n'est pas mauvaise.

N'est-il pas vrai que ça pourrait lui donner à penser?

ROBERTZ.

Je le crois, mais il faut te hâter.... Ecris donc , père Goudard.

GOUDARD , cherchant uno plume dans son bufi'ct. A l'instant (Il présente la plume à Robenz.) TCUCZ ,

mon petit, j'aimerais mieux.... vous avez la main si belle.

ROBERTZ , prenant la pliime.

Maudit poltron! allons, dicte au moins....

GOUDARD.

Voilà, voilà.... (» réfléchit un instant.) « Douncz-vous » de garde , on est sur le point de vous jouer » un mauvais tour. » Qu'en dites-vous , petit ?

ROBERTZ.

Ce n'est pas mal; mais maintenant il faut le porter ce billetc Voici l'heure du souper, on dresse la table à la cuisine ; l'occasion est

bonne pour le placer sons la serviette de monseigneur.

GOUDARD.

Oh! ma foi, oui, l'occasion est bonne....

ROBERTZ.

11 ne s'agit que de traverser la galerie : allons, père Goudard....

Certainement, mon enfant, j'irais.... j'irais, très-volontiers, si ces grands coquins ne rôdaient pas justement sous cette galerie.

ROBERTZ.

Et de quoi as-tu peur?

GOUDARD.

Dame, ils n'auraient qu'à me voir !....

ROBERTZ , lui arrachant le papier des mains.

Eh bien, morbleu! donne-le-moi.... j'y vais aller.

GOUDARD.

Oh! mon petit.... prenez garde.... vous allez vous blesser.

ROBERTZ.

11 le faut bien, puisque tu n'as pas le cœur..,

GOUDARD.

Mais nous trouverons quelqu'un....

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