GOUDA.RD
Voyez-vous, il fait le fier.... Allons.... trèsbien.... courage....
( Robertz sort. )
— Voilà qui est pour le mieux.... Cet enfant-là, c'est son affaire, c'est à lui de sauver son maître...
— Oh ! Goudard , tu as des idées , mon ami , des idées uniques !
(On ouvre la porte de la basse-cour. )
— Eh! mais voici monsieur le cardinal; il faut lui en dire aussi quelques mots sans en avoir
l'air.
( Il se met à feuilleter un petit livre.) LE CARDINAL DE GUISE, entrant avec le P. Cornac, qui porte un
falot à la main.)
Retournez au couvent , père Cornac ; je vous suis obligé.
33o LES ETAIS DE BLOIS.
CORNAC
Monseigneur, vous aurez besoin de mon falot pour vous en retourner : si vous le permettez, je vais vous attendre au coin du feu de Fami Goudard.
LE CARDINAL
Soit.
(A Goudai'd , qui lient son bonnet dune mam el son petit livre de Tautre.)
Bonsoir, Goudard. Qu'est-ce que tu lisais donc là?
GOUDARD.
Mon almanach, monseigneur.
LE CARDINAL
Eh bien! que te dit-il pour demain ?
GOUDARD.
Le dégel, monseigneur, le dégel.
LE CARDINAL
Mais il aura deviné , je crois ; le temps est brumeux, il pourrait bien pleuvoir.
GOUDARD.
Oh! oui, monseigneur; il tombera demain force hallebardes. — Je vous conseille de prendre vos précautions.
LE CARDINAL
Que veux-tu dire?
GOUDARD.
Rien.... monseigneur.