‹ Les États de Blois, ou, La mort de MM. de GuiseChapitre 145 sur 212 · SCÈNE yill · texte numérisé non relu

SCÈNE yill

rien.... Il veut se perdre , il se perdra, il nous perdra tous avec lui. C'est vraiment merveille ? comme les hommes , à l'heure de leurs infortunes , sont frappés d'aveuglement ! Que voulezvous? Sans doute, la main divine s'est appesantie sur nous ; autrement , nous serions plus heureux.... ses yeux ne refuseraient point de voir.... vos prières le toucheraient... il sentirait encore quelque tendresse pour vous.... Venez, ma mère, allons-nous-en.

GUISE , à sou frère.

Mon cher Louis , j'aurais bien à répondre à ces rudes paroles.... Mais, attendons demain.... au sortir du conseil, j'espère que vous m'en demanderez pardon chez ma mère.

LE CARDINAL

Au sortir du conseil ?.... ah ! que Dieu vous entende!.... Oui, mon frère, j'y consens. Au sortir du conseil.... bon Dieu ! quelle confidence !.... vous me faites mal.... Adieu. ( a sa mère.) Vous restez donc , ma mère ?

MADAME DE NEMOURS

Hélas! oui , je n'ai pas encore renoncé!.... je ne lui ai pas tout dit !....

( Eli- prcnJ GuIm- par le Ina.s , et Ir copdiut .iiijtiès de la niarcjuise )

LE CARDINAL DE GUISE

Monsieur de Brissac , venez avec moi , je vous prie.

( BrisMc i-l le cunlinal sorlcnt en parlante voix basse, mais d'une aiJDitnn?

tl■^s-anllllce. )

JOIJVVILLE , hasdd'Esp.gn,K.

Crois-tu , vraiment , que mon père couru (|nelquo danger?

d'espignac.

Il le faut bien, monseigneur, puisque tout le monde est en émoi.

jomviLLE.

Comment! toi aussi?....

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