‹ Les États de Blois, ou, La mort de MM. de GuiseChapitre 15 sur 212 · QUELQUES BOURGEOIS · texte numérisé non relu

QUELQUES BOURGEOIS

Le concile!.... le concile!

d'autres BOURGEOIS.

L'édit contre le Béarnais!

(Le duc s'avance hors de la fen*'tre comme pour prêter l'oreillej)

TOUT LE PEUPLE

Le concile de Trente ! L'éditî... Le concile !... L'édit!...

GUISE , faisant un signe pour être écouté.

Mes bons amis, patience : on n'a pas bâti votre cathédrale en un jour. Vos vœiix sont les miens : avec le temps nous amènerons Sa Majesté à nous satisfaire. Comptez sur moi.

UN MOINE • se plaçant sous la fenêtre où est le duc.

Il ne faut plus tant lanterner : descendez , monseigneur , nous vous mènerons à Reims.

GUISE , se retournant vers d'Espignac et son frère.

Que dit-il donc , celui-là ?

ii4 LES ETATS DE BLOIS.

LE CARDINAL

Ce qu'il faudrait faire, mon cher Henri.

( Guisr ue icpond rieii et 5;ilue encore une fois le peuple, heu cris continuent. )

D 'espion AC, Ju.hK.

Monseigneur n'a-t-il pas froid ?

GUISE. Ju' donnant la main.

Non ; n'aie pas peur : ces cris-là valent du soleil.

£RISSAC * bas au cardinal.

Si vous prêtiez à monseigneur l'archevêque seulement votre chapeau, je gage que lui, non plus, ne penserait pas au froid.

GUISE , se retournant vers sa suite.

Ah ça, d'Espignac, nous soupons donc chez toi ce soir? Messieurs, allons changer de pouipoints, pour faire honneur à son cuisinier.

d'espignac.

Prenez-les bien amples, je vous en prie.

GUISE , à un de ses pages.

Ferme cette fenêtre.

( Il adresse plusieurs saluts au peuple : le page ferme la fenêtre. } CRUCÉ, au peuple.

Vos adieux , camarades : Vive monseigneur de Guise !

TOUT LE PEUPLE

Vive monseigneur de Guise !

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