‹ Les États de Blois, ou, La mort de MM. de GuiseChapitre 167 sur 212 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

GUISE

liC Roi me demande?....

RÉVOL

Oui, monseigneur; il vous attend dans son vieux cabinet....

GI3ISE.

J'y vais, monsieur.

( Grand silence dans toute la salle. — Les conseillers se regardent les uns les autres d'un air mjstérieuï. Quand Rcvol est rentré , Guise se levé , clierclie pendiint un moment ses gants qui sont dans sa main, puis laisse tomber à lorr^ son moncTioir et met le pied dessus comme par mégarde.)

MA-RIIiL AC , ramassant le mouchoir.

Ah ! monseigneur , il ne peut plus vous servir î....

GUISE

C'est vrai.... cela me fâche.... j'en voudrais bien un autre.

SAINT-PRIX

A l'instant , monseigneur.

(Il sort.}

GUISE

C'est un contre-temps : le Roi m'attend....

( Il met quclque.s prunes dans son drageoir et répand le reste sur la table. )

Messieurs , qui en veut se lève. (Apres un momout d^ silence ) — Je croyais que monsieur Saint-Prix

serait plus tôt de retour. ( H met son manteau tantôt sur une '^paiJe , tautôt sur l'autre ; enfin , après deux ou trois minutes d'hésitation , il dit : )

î>écidément, monsieur Saint -Prix ne revient

4oo \JES ÉTATS DE

pas.... On ne peut pas faire £ long-temps! — Adieu, messiei

( Le cat Jiual et d'Espignac lui répondant de la niait vers U porte ; l'huissier l'ouvre , et aussitôt qu'i

RAMBOUILLET

Monsieur de Marillac , nouî continuez votre lecture.

MARILLAC

c( Article i''^. A partir de chaîne....

LE CARDINAL , Imten

Pardon , monsieur , laissez-]

d'espignac.

Quel bruit !

( On entend quelques cris et un grand trépignenae

du Roi.)

LE CARDINAL • se levant si brusquemei

Dieu! c'est mon frère que 1 d'espignac Tout est perdu !

( Il s'élance vers la porte et l'ouvre précipitamment : voix étouffée : Eh ! mes amis ! trahison ! mes

LE CA.RDINAL, acco,

Nous voici, nous voici.... j

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