‹ Les États de Blois, ou, La mort de MM. de GuiseChapitre 168 sur 212 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

mourir, ne bouge!.... (H saisit l<-oar<Unal par lei.ras.) MO

sieur de Retz, aidez-moi.

( Le maréchal de Retz tire l'épée et arrête d'Espignac. D'Âumoot retenant

— Ne vous débattez pas, monsieur le cardin le Roi a affaire de vous !

LE CARDINAL, continuant à se débattre.

Quoi! maréchal, sans respect de mon sar de ma robe !....

d'espignac.

Nos vies sont entre vos mains , messieu au nom du ciel !....

LE CARDINAL

Infâme guet-à-pens !

d'aumont.

Holà! à nous, les Écossais !....

( La porte s'ouvre ; les archers entrent dans la salle l'arme au poing et criant f^ife le Foi ! )

LE CARDINAL

Mort et damnation, canaille! La mort, c* fois la mort à votre béte féroce !

d'eSPIGNAC , au cardinal.

4o2 T.ES ÉTATS DE BLOIS.

dire ce Jiida sanguinaire, ce Satan incarné!,

Qu'on me conduise devant hii : que je lui dise en face qu'il est un monstre, un tigre.... je me

sens la force de le mettre en pièces! Mes

ongles me serviront de poignards!....

( Il tombe abattu dans uti fauteuil. ) RAMBOUILLET , bas au maFt^chal Je Retz.

'r^ Voilà des paroles qui pourront lui coûter cher.

LE CARDINAL, d'une voix pleine Je sanglots.

Mon pauvre frère!....

u'aumont.

Attendons les ordres du Roi.

( Les archers se rangent autour du cardinal et tic d'Espiguac. D'Aumont et de Retz , l'épée a la main , vont causer près de la clieminée avec les autres membres du conseil. )

La chambre du Rdi.

LE ROI , Jans le couloir qui conduit de sa chambre à son cabinet , soulevant avec

précaution un coin de la tapisserie.

Mes amis, cela est-il faitî^

SAINTE-MALINES, e**"jant son poignard.

Tenez, Sire, regardez-le, là, par terre, il VOUS demande pardon. mr.m'^t) t»

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