SCÈNE IX
bourse de soie, et cette chaîne d'or attachée autour de son bras par une petite clé, mais c'est tout.
Et ce papier, monsieur Révol ?
REVOL , prenant des mains de du Halde un. petit billet,
Voyons.
LE ROI , :. R.vol
Lisez-nous cela.
RÉVOL, l'»-nt
« Pour entretenir la guerre en .France , il w faut sept cent mille écus, tt)us les mois. »
LE ROI
Très-bien! qu'en dites- vous, messieurs ? il savait son compte exactement : j'espère que dans ses papiers nous trouverons les quittances.... Ah! mon Dieu! pour le coup, je suis sili' qu'il a bougé.
RÉVOL
Oui, c'est vrai, il a remué la tête.
( Le Roi recule d'un pas. — Révol se penchant vers l'oicilie de Guise ; )
Monsieur, pendant qu'il vous reste un peu de vie, demandez pardoij à Dlieji et ai^i Roi.
( GtMke , «ans pouvoiï pirlev ni mt-mc remuer les lèvres , est saisi d'un ticrubiement
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cbnvulhifj puis toiit-a-coup il pousse un profond soupir d'une voix sourde et enrouée. ) ' " . ~
Ah ! mes amis, quelle voix ! . . . . Allonsnous-en....
RÉVOL
Sire, pour cette fois, c'est bien fini, le voilà déjà tout froid.
LE ROI
Bien, bien.... mais il faut aller remercier
Dieu, la messe nous attend Cependant
non.... Avant tout, descendons chez ma mère.
( Il jette encore un regard du côté du cadavre. ) AilOUS - UOUS " CU ! . « . . ( Il sort par le petit escalier; tous sortent aprè-s lui , excepté du Halde , SalntoPrix et
quelques ordinaires.)
DU HALDE
En vérité, le Roi a raison; Il n'est pas beau à voir dans l'état où le voilà. — Saint -Prix, donne-moi ce tapis de Perse sur lequel Sa Majesté couchait son petit Mylord, nous allons l'en couvrir....
( Saint-Prix lui donne le tapis.)
Maintenant , si nous avions une croix....
SAINT-PRIX
Une croix de paille, n'est-ce pas assez bon?
( Il lui présente une poignée de paille. )
DU HALDE
C'est tout ce qu'il faut. — Ah ça! Saint-Prix, tu oublies ce que t'a dit monsieur de Bellegarde, ouvre donc la cage aux prisonniers.