SCENE T. 12:î
ne venez pas ici faire la roue comme des j)aons qui muent; nous sommes chez nous, et vous n'êtes qu'à l'auberge.
ROBERTZ.
Tu-dieu! raison de plus pour que vous soyez nos valets !
MONTGAILLARD
Ouais ! Commandez qu'on vous serve , nos maîtres, vous goûterez notre cuisine.
CHATEAUNEUF
On a des étrilles à votre service.
ROBERTZ.
Oh ! pour le coup , la flamberge a besoin de prendre l'air.
MONTIGNY
Paix là! Robertz; tu vas f embourber^ camarade.
ROBERTZ , faisant le geslo de rengainer son épéc.
C'est vrai ; ne nous emboiubons pas.
PETITBOURG, «iant.
Ils n'ont pas compris !....
ROBERTZ.
Ces pauvres enfans! il faut leur dire que ça se conjugue. Ecoutez, mes petits : je bourbe, tu bourbes, il bourbe , nous bourbons....
iv»4 LES ÉTATS DE RLOIS.
CHATEAU NEUF , lui aonnunt un soufflpl.
Sang de dieu! voilà qui te débourbera !....
ROBERTZ , étourdi par le coup.
Holà!
CHATEAUNEUF , Uraul sa dague.
Eh bien ! ventre-bleu ! on dégaine....
ROBERTZ.
M'y voilà.
CHATEAUNEUF, aux pages des deui partis.
Place, messieurs....
( Cliâteauucuf et Kobertz se battent. )
GOUDARD.
Miséricorde! pas de bataille, messieurs, ou battez-vous plus loin.
( Entrent Loignac , Sainte-Malines , et autres des (|uarante-cin(| ordinaires. )
Qu'est-ce cela ? combat de coqs ! bravo ! Bourbon contre Guisard , très-bien ! Courage , Châteauneuf ! bien paré! bon ! — ( a ceux qu. regardent 'e combat.) Eh ! que diable faites- vous là, vous autres ? allons donc , la dague au poing.... Grande mêlée.
GOUDARU.
Mon Dieu! monsieur de Loignac, vous n'êtes pas raisonnable ! ils vont tout briser, ils vont se tuer ; séparons-les.