SCENE
LOIGNA.C
Veux -tu te taire ? ne faut -il pas qu'ils s'exercent, ces enfans ?
^ Les pagos des deun partis se chargent. )
Nous y voilà! bien, courage, mes petits hérissons.
(Le bruit attire quelques soldats du poste du pont-Ieris, ainsi que plusieurs laquais de la maison des princes et du Roi. )
Mais , cap-dé-(liou ! vous avez là des broches à allouettes pour épées ! piquez donc ; un peu de sang, corbleu ! — Êtes-vous rembourrés de son ? — Tiens, Châteauneuf, prends ma dague , elle fera son trou....
CHATEAUNEUF , prenant l'épée de Loignac"
Elle est lourde, capitaine !....
LOIGNAC
Mets-y les deux mains , mon enfant. Bon , c'est cela.
(Châteauneuf donne un grand coup de dague à Robertz qui tomlie baigné dans
son sang. )
ROBERTZ.
Aye ! à moi, Montigny....
MONTIGNY
Pauvre Robertz , nous allons te venger, camarade. ( Tl crie de toutes ses forces. ) Holà ' à UOUS , GUISE Ct
Lorraine !
petitbourg et tous les pages de guise.
A nous, JoiNviLLE, Nemours, Elbeuf, à nous!
iiG LES ÉTATS DE BLOIS.
MONTIGNY, «Loignac.
Maudit coupe-jarrets î fendeur de naseaux ! regarde ton ouvrage! voilà comme tu gagnes tes mille écus !
GOUDARD . tiansporlant Rohertz Jans sa maison.
Dieu me damne ! il va mourir ' il vomit le sang comme une fontaine!.... Un si bel enfant!
(Entrent une Poule de laquais, soldat» , gentilshommes attachés aux princes de la maison de Guise. )
LOIGNAC
Peste ! l'ennemi se renforce ! Montjoie et Saint-Denis, camarades, allez de l'avant et appelez les nôtres.
SAINTE-MALINES , criant.
Les ordinaires , à nous !
MONTGAILLARD, criant
Bourbon,Vendôme,Conti, Soissons, à nous!
( Les quat-ante-cinq , les laquais , les g-entilshommes du Roi et des princes de Bourbon arrivent de tons côtés. )
LOIGNAC
Ça va s'échauffer ! Vive le Roi! (a Mont^aiuafd.) Tue , tue les Guisards.
( Entrent Saint-Paid , Brissac , Bois-Dauphin , Majneville et autres officiers de M. de Guise. )